Genève fait un joli cadeau à Bullet
Les éoliennes ne plaisent pas à tout le monde? Peut-être! Mais les Services industriels genevois offrent à Bullet un mode de rémunération très appréciable… et apprécié!

Ce photo-montage permet de se rendre compte de l’impact des éoliennes sur le paysage. Elles ont conduit Genève à faire un joli cadeau à Bullet!
Un véritable centre nordique aux Cluds, regroupant une patinoire, un centre de curling, une piste éclairée et d’autres installations adéquates pour les sports d’hiver? Une réalité, grâce… à Genève! Les Services industriels genevois (SIG), propriété de l’Etat de Genève, mais aussi de la Ville et de l’ensemble des communes du bout du lac Léman, ont en effet décidé, comme ils l’ont fait à Delémont au moyen d’un centre éducatif, de financer la construction d’un complexe dédié aux sports d’hiver et ce, en guise de mesure compensatoire par rapport à l’implantation des 21 éoliennes prévues sur le Balcon du Jura pour la fin 2012.
Isabelle Chevalley, mandatée par les SIG pour les besoins de la cause éolienne, le reconnaît volontiers, l’Etat de Genève a besoin de vent… et n’hésite pas à faire preuve de sympathie pour en obtenir. Présente à Bullet dans le cadre d’une séance plénière regroupant les communes propriétaires du site de la Grandsonnaz, les SIG, la société tessinoise Reninvest et les privés propriétaires de terrains, Isabelle Chevalley a été très claire: «Il s’agit d’une volonté politique. Nous ne voulons pas d’énergie nucléaire et nous misons sur le renouvelable. Comme vous le savez, le vent est pourtant assez faible du côté de Genève. Nous allons le chercher là où il est, que ce soit du côté du Jura ou du côté du Balcon du Jura.» Et si la Commune de Bullet, pour ne citer qu’elle, devrait récolter entre 200 000 et 300 000 francs par an de l’énergie éolienne, le «cadeau» offert par l’Etat de Genève fait néanmoins plaisir à Jean-Franco Paillard: «Notre Centre sportif des Rasses est très bien, mais là , nous allons pouvoir diversifier nos activités et les répartir sur plusieurs sites, ce qui nous réjouit. Ce centre sera une chance pour toute la région, et pas seulement le Balcon du Jura! Le coût de ce projet? Je l’estime entre 6 et 10 millions de francs.»
Un mode de rémunération cohérent
Une somme de nature à faire peur aux SIG? Philippe Verburgh, directeur du Pôle clients, précise:«Nous devons encore discuter des détails et il est possible que nous demandions à la Commune de faire partie de la société dédiée au projet de la Grandsonnaz et de participer aux coûts et donc aux bénéfices, mais rien n’est obligatoire. A terme, nous détiendrons 70% de cette société, et Reninvest 30%, donc nous sommes prêts à tout financer. La somme articulée est élevée et j’ignore le montant exact de notre investissement. Quoi qu’il en soit, nous avons demandé aux communes avec lesquelles nous travaillons de nous soumettre des projets et nous nous engageons pour ceux qui nous semblent porteurs de valeurs que nous défendons. Il ne s’agit pas de bradage ou de marchandage, mais bien d’un mode de rémunération tout à fait cohérent. Vous voulez parler de cadeau? Si vous voulez, mais je préfère parler d’opération économique.» Tout le monde semble en tous les cas satisfait, que ce soit la Commune de Bullet ou les SIG eux-mêmes.
Grandevent, qui devrait également avoir des éoliennes sur son territoire dans le cadre d’un autre projet, recevrait également un tel cadeau de la part des SIG, sous une forme encore à définir.
Timothée Guillemin



SE FAIRE ROULER DANS LA FARINE
Par JuraCrêtes, 18 novembre 2009
Entre 2007 et 2008 l’augmentation de la consommation suisse d’électricité était de 2.3%. Il faudrait implanter sur les crêtes du Jura entre 400 et 500 éoliennes de 140m de haut pour produire la même quantité d’électricité. Soyons modestes et imaginons que, crise oblige, la consommation continue d’augmenter de 2% entre 2008 et 2010 il faudra rajouter, sur nos crêtes, 400 à 500 nouvelles machines toujours de 140m de haut (puissance de 2MW). Et ainsi de suite…..
Les sociétés électriques, FMB et autres pourront bien entendu prouver, de facto, que l’éolien en Suisse restera une production de niche et qu’il sera nécessaire de construire au moins une nouvelle centre nucléaire.
Les Verts, et ce ne sont pas les seuls, qui aiment tellement les éoliennes, au point d’avoir signés ce printemps (par son président) une motion (Conseil national) qui entend faciliter l’implantation d’éoliennes dans les IFP (inventaire fédéral de protection du paysage) comprendront, enfin, qu’ils se sont FAIT ROULER DANS LA FARINE.
Et les communes, avides de quelques deniers, leur emboitent le pas sans discernement.
Aveuglés, ils auront contribué à massacrer inutilement nos merveilleux paysages jurassiens.
Les moyens financiers gaspillés pour promouvoir l’énergie éolienne pourraient être plus judicieusement utilisés, tant du point de vue écologique qu’économique, pour renforcer la promotion des techniques d’économie d’énergie. De plus, les techniques visant à une meilleure efficacité énergétique, dans l’utilisation comme dans la production et le transport, en particulier le couplage chaleur-force et la géothermie, devraient être davantage encouragées.
S’agissant des énergies renouvelables, en Suisse, la priorité doit être donnée à la mise en valeur de la force hydraulique, du bois et des déchets organiques, ainsi qu’à l’utilisation de l’énergie solaire thermique et photovoltaïque, ceci dans le cadre de leur potentialité et de leur compatibilité avec l’environnement.
http://www.juracretes.ch
SAVOIR COMPTER
Le projet de Bullet prévoit la construction de 21 éoliennes.
Combien en comptez-vous sur le photomontage présenté dans le journal ?
N’oubliez pas de mettre vos lunettes, s.v.p. avant de vous poser la question:
de qui se moque-t-om ?
Pour un plat de lentille
Si tous les projets prévus dans la région du balcon du Jura se réalisent, nous pourrons désormais l’appeler le » balcon de éoliennes ». 21 machines pour commencer puis 30 autres par la suite.
Essayez de visualiser plus de 5o machines de 140m de haut et plus, d’ici quelques années, dispersées sur une surface de quelques dizaines de km2, avec tous les problèmes et nuisances liées à ce qui s’apparente désormais à un complexe industriel majeur. Les SIG parlent enfin d’inconvénients sans préciser lesquels.
Les particuliers et les communes concernées se laissent tromper par des « cadeaux » qui se révéleront vite empoisonnés.
Les SIG vont-ils payer les frais d’exploitation du centre nordique? Une patinoire coûte très cher, pour son entretien, particulièrement en électricité, et ne peut fonctionner lorsqu’il pleut ou qu’il neige ( voir la patinoire de Vallorbe).
Les revenus de l’éolien seront-ils mangés par le déficit d’exploitation du centre nordique?
De plus à quoi leur servira un centre nordique et des canons à neige( très énergivores) dans quelques années, quand il n’y aura plus de neige à cause du réchauffement climatique et plus de touristes à cause de l’enlaidissement de toute la région?
Sont-ils à ce point aveuglés pour ne pas comprendre immédiatement que c’est la quantité et la hauteur des machines érigées dans un espace aussi exigu qui va poser de graves problèmes environnementaux.
Détruire ainsi son environnement proche sous prétexte de protection de l’environnement est d’une ignorance stupéfiante. Si au moins la production d’électricité en valait la peine… or toutes les prévisions de rendement en électricité des parcs éoliens peuvent être diminuées de moitié, expérience faite sur le terrain.
L’appât du gain immédiat ne leur permet malheureusement pas d’envisager un développement durable à long terme. Ni entendre, par exemple, que le tourisme doux et vert, ne pourra se développer dans un environnement pollués par autant de machines, comme constaté dans les pays voisins?
Les riches contribuables et les nouveaux habitants potentiels déserteront ces régions.
Les habitants, quant à eux, favorables au début, se rendront vite compte, comme à St-Brais dans les Franches-Montagnes( voir les témoignages) dans les médias) que vivre à proximité de ces géantes est un enfer de tous les jours et que les promoteurs leur ont caché la réalité des nuisances visuelles et sonores. Sans parler du bétonnage des plus beaux pâturages de la région.
Là , peut-être se rendront-ils compte qu’ils ont accepté de vendre leur qualité de vie et leur terre au plus offrant pour un plat de lentille…. Là peut-être se rendront-ils compte qu’ils auraient du parler avec ceux qui les mettaient en garde. Mais il sera trop tard.
Brasser du vent pour faire des affaires ! Genève s’y connaît après avoir convoité les poubelles italiennes ! Pays dans lequel « la combinazione spéculative » est courante et semble avoir des émules chez les Verts . Avec Mme Chevalley portant haut l’opposition au nucléaire a été déléguée pour négocier les juteux contrats sous la couverture d’écologie et liberté… et sans aucune liberté populaire de se prononcer sur l’industrialisation des zones naturelles jurassiennes.Le changement d’affectation de zones vertes en zones industrielles doit se décider par la population bien informée sur l’impact de l’implantation de plusieurs dizaines d’aérogérateurs de 150 m de haut -immeubles de 45 étages- bétonner les ancrages par 300 c amions de béton, créer des routes d’accès, etc, suivi des nuisances largement décrites par les habitants riverains en pays étrangers.
Bien sûr pour faire passer la pilule, on offre un dysneyland, cadeau en + des juteux contrats signés avec les propriétaires terriens. Et qui payera tout ce brassage d’air , backchich et autres? sommes énormes détournées d’une recherche fondamentale à même de nous apporter des solutions d’avenir (solaire, hydraulique, géothermique) convenant à notre Pays alors que l’éolien efficace est destiné à l’implantation off shore (sur mer).
Urgence: moratoire sur tout l’éolien industriel en Suisse, débat et décisions publiques, économies, recherche et pour les inconditionnels éoliens: investissement dans les parcs en mer et en recherche de fonds.