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À petites foulées
Le Semi-marathon des Côtes de l’Orbe offre un cadre magnifique aux coureurs. Mais attention, son nom est quelque peu trompeur: le parcours dans les vignes est loin d’être plat! © Pierre Blanchard

À petites foulées

3 juillet 2021 | Edition N°2986

Course à pied – Le Semi-marathon des Côtes de l’Orbe, qui mêle effort physique et dégustation de produits du terroir, a effectué quelques ajustements pour maximiser ses chances de pouvoir se dérouler.

Il y a encore une part d’incertitude qui entoure la 11e édition du Semi-marathon des Côtes de l’Orbe, liée à l’évolution de la pandémie, mais son comité a d’ores et déjà annoncé haut et fort sa volonté d’organiser la manifestation le 11 septembre prochain.

«On a prévu des blocs de départ pour les marcheurs, les inscriptions ne pourront s’effectuer qu’à l’avance, nous ne sommes encore pas sûrs de pouvoir proposer notre traditionnelle place des fêtes avec orchestre devant la grande salle d’Arnex-sur-Orbe et la tenue des courses pour les enfants est encore incertaine», énumère Vincent Perret, le nouveau président de l’événement (voir encadré).

 

«Une année, une participante anglaise est venue en Suisse exprès pour pouvoir participer à la course. Elle était toute seule à cette date-là, avait regardé sur internet ce qu’il y avait à faire et était tombée par hasard sur notre manifestation. Depuis, elle revient tous les ans avec son mari et des amis.»

 

Une chose est sûre cependant: le comité a à cœur de pouvoir enfin faire revivre des émotions sportives et festives aux coureurs et marcheurs, après avoir dû annuler l’édition 2020. «Cela a été une grande discussion de savoir si ça valait la peine de se lancer dans l’organisation de cette 11e édition, avec le risque de devoir renoncer à certains éléments qui font partie de notre identité. Mais on s’est dit que le but était de faire découvrir la région et les produits du terroir. Alors si les gens peuvent venir courir et déguster les vins et les mets du coin, l’objectif est atteint. La fête, elle, est secondaire.»

Jusqu’à présent, le Semi-marathon semble avoir plutôt bien rempli son rôle, à en croire les anecdotes de Vincent Perret. «Une année, une participante anglaise est venue en Suisse exprès pour pouvoir participer à la course. Elle était toute seule à cette date-là, avait regardé sur internet ce qu’il y avait à faire et était tombée par hasard sur notre manifestation. Depuis, elle revient tous les ans avec son mari et des amis. Il y a aussi un couple qui, après s’être inscrit une première fois, est revenu se balader dans la région et a fini par acheter une maison à Arnex-sur-Orbe!»

L’occasion de laisser tomber le chrono

Et si les coureurs qui regardent leur montre sont également les bienvenus, l’idée reste avant tout que les gens s’arrêtent aux «ravitaillements». Un concept qui a notamment l’avantage de permettre aux gens de niveaux différents de parcourir le tracé ensemble. «Il y a un couple d’habitués qui vient toujours avec des déguisements incroyables. C’est la seule fois de l’année où ils laissent tomber le chrono et courent ensemble.»

 

Deux distances au choix

Outre les 21 km du semi-marathon, les participants ont également la possibilité de s’élancer sur le parcours de 11,6 km, en courant ou en marchant. «À la base, on voulait proposer un quart de marathon. Mais même en tentant plusieurs variantes, le tracé était toujours trop long. On a donc décidé de nommer la distance La Désirée, en référence au contenant du même nom, qui est lui aussi un peu trop grand pour correspondre à une demi-bouteille de vin», explique Vincent Perret.

 

Vincent Perret a pris le relais

Vincent Perret. © Michel Duperrex

«En ayant repris la présidence du Semi-marathon des Côtes de l’Orbe début 2020, mon bilan se résume pour le moment à une édition annulée. Ce n’est pas terrible», rigole Vincent Perret. Le nouveau président fait partie du comité de la course depuis la 1re édition – «mais je ne fais pas partie des membres fondateurs», précise-t-il – et s’est retrouvé à sa tête «car il y a une sorte de tournus naturel».

Mais comment ce coureur, qui travaille dans l’électronique au sein d’une multinationale, s’est-il retrouvé embarqué dans l’aventure? «C’est vrai que cela fait un sacré contraste avec mon travail, parce que là, on est dans l’ultra local. En fait, j’habite à Agiez, le premier village traversé par la course, et je suis mitoyen avec le premier vigneron du parcours… Le concept me plaisait, et j’ai eu envie de passer de l’autre côté du décor. En plus, c’est une manière agréable de rencontrer des gens.» Notamment les restaurateurs et les vignerons qui contribuent à la manifestation, et dont beaucoup sont fidèles à la course.

Et si, après dix éditions, la machine est rodée pour le comité, le travail à fournir ne laisse pas vraiment la possibilité à Vincent Perret de profiter du Semi-marathon des Côtes de l’Orbe en tant que participant. «En fait, je n’ai pu faire la course qu’une fois, déguisé, avec ma femme. J’avais pris énormément de plaisir.»

Muriel Ambühl