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Accueil de star pour la ministre de l’éducation 4.0

21 septembre 2017 | Edition N°2085

Yverdon-les-Bains – Cesla Amarelle a eu son heure de gloire, mardi soir, lors de la cérémonie en l’honneur de son accession au Conseil d’Etat. Un grand moment pour la socialiste, qui prévoit déjà de grands chantiers.

La socialiste yverdonnoise Cesla Amara a été escortée par le premier citoyen de la ville, l’UDC Pascal Gafner, pour aller prendre l’apéro, après la cérémonie officielle célébrant son accession au Conseil d’Etat. ©Michel Duperrex

La socialiste yverdonnoise Cesla Amarelle a été escortée par le premier citoyen de la ville, l’UDC Pascal Gafner, pour aller prendre l’apéro, après la cérémonie officielle célébrant son accession au Conseil d’Etat.

A peine a-t-elle fait un pas dans la salle du Théâtre Benno Besson, que l’ensemble du public s’est mis à l’applaudir. Cesla Amarelle, nouvelle ministre en charge de la formation, de la jeunesse et de la culture, a fait son entrée à Yverdon-les-Bains telle une star. Une cérémonie était organisée en son honneur par la Municipalité, mardi soir, afin de célébrer l’accession de la socialiste au Conseil d’Etat. Heureux hasard, l’événement a eu lieu le jour de la rentrée universitaire.

Jour de fête oblige, ses amis et collègues se sont succédé sur l’estrade pour exprimer leur joie de voir l’ancienne professeur de droit des migrations à l’Université de Neuchâtel intégrer l’Exécutif cantonal. «Sérieuse», «militante», «forte d’une grande expérience», «combative», «prédestinée à la politique», «souriante», «capacité à nouer des alliances», les compliments et les éloges ont fusé de toute part.

 

Quelques anecdotes

 

Les conseillers d’Etat ont fait le déplacement jusqu’au Théâtre Benno Besson pour célébrer l’arrivée de leur nouvelle collègue, ©Cesla Amarelle.

Les conseillers d’Etat ont fait le déplacement jusqu’au Théâtre Benno Besson pour célébrer l’arrivée de leur nouvelle collègue.

Une bonne excuse également pour évoquer quelques bons moments passés avec l’Yverdonnoise : «Lors d’une soirée électorale mémorable passée au comptoir d’Oron-la-Ville et quelques bons chasselas en dégustation m’avaient d’ailleurs convaincue de sa capacité à se fondre dans la franche cordialité de l’état d’esprit valdo-vaudois, bien loin de l’image d’intellectuelle austère véhiculée ici et là, confie la présidente du Conseil d’Etat, Nuria Gorrite. Disons-le franchement, ma chère Cesla, on est revenues avec, comme on dit, une fédérale.»

Et certains se sont même permis quelques jeux de mots : «Ce n’est pas Tesla, même si ton esprit est plus vif que cette voiture. Pas non plus C’est cela, expression bien vaudoise remplaçant le voilà voilà», lance avec humour Stéphane Montangero, président du Parti socialiste vaudois.

 

Des conseils avisés

 

La principale tâche qui attend la Nord-Vaudoise, c’est l’adaptation de la Loi sur l’enseignement obligatoire (LEO). Alors, la présidente du Grand Conseil, Sylvie Podio, en a profité pour lui confier un petit conseil : «Vous allez avoir affaire à 150 députés experts en matière d’enseignement scolaire -car ils sont tous passés par l’école-, mais qui, néanmoins, font preuve d’une certaine subjectivité et d’une certaine émotion dans les débats concernant l’école. Je vous encourage donc à garder une oreille attentive à ces émotions, même si, à un moment ou à un autre, vous devrez trancher. Car c’est le seul moyen pour que nous puissions avancer ensemble dans ce dossier, au-delà des préjugés et des idéologies.»

 

Prise de conscience

 

A l’issue des divers discours, Cesla Amarelle a pris la parole sous un tonnerre d’applaudissements. Et c’est sans détour qu’elle s’est confiée aux dizaines de personnes présentes ce soir-là : «Me retrouver devant vous en tant que conseillère d’Etat me paraît parfois encore un peu abstrait, tant l’action gouvernementale est vaste, avoue-t-elle. Ce n’est que maintenant que je prend conscience des responsabilités ce qui m’attendent.» Malgré ses doutes, elle se sent prête à affronter cette nouvelle tâche : «Je suis portée par tout cet élan de soutien.»

La ministre nord-vaudoise en a profité pour rappeler les trois chantiers majeurs qui vont marquer sa législature : «Il y a beaucoup de défis, y compris pour le Nord vaudois, par rapport à l’école, afin de développer l’éducation numérique dans le canton, de mettre en œuvre la loi sur l’enseignement obligatoire et de consolider la place des maîtres de classes (ndlr : via un renforcement des mesures socio-éducatives), précise-t-elle. Et ici, j’aimerais faire en sorte qu’il y ait un bon dialogue entre les enseignants, le département et le politique.»

Reste à savoir quelles seront les premières mesures prises par celle qui se qualifie de «produit de l’école vaudoise».

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Christelle Maillard