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Comme un air de Silicon Valley à Y-Parc

25 juillet 2017 | Edition N°2045

Yverdon-les-Bains – La nouvelle directrice d’Y-Parc, Juliana Pantet, entrera en fonction le 1er septembre prochain. L’Yverdonnoise amène, dans ses bagages, son expérience nord-américaine, forgée notamment en Californie.

Juliana Pantet a insisté sur le rôle important que ses racines yverdonnoises avaient joué dans sa décision de relever le défi d’Y-Parc. ©Michel Duperrex

Juliana Pantet a insisté sur le rôle important que ses racines yverdonnoises avaient joué dans sa décision de relever le défi d’Y-Parc.

Le futur d’Y-Parc sera très clairement tourné vers l’international, dès le 1er septembre. C’est à cette date que la nouvelle directrice, Juliana Pantet, prendra officiellement ses fonctions. Et au vu de son parcours professionnel, les relations avec les différents secteurs liés à la recherche et à l’innovation risquent bien de connaître une évolution en direction de l’Amérique du Nord. En effet, l’Yverdonnoise de 34 ans possède un doctorat en droit de l’université californienne John F. Kennedy. A la suite de son cursus universitaire, elle a d’abord travaillé durant quatre ans pour le consulat général du Canada à San Francisco, en tant que déléguée commerciale, avant de prendre la direction de la compagnie Beehive Holdings dès 2013. Durant cette période, elle a acquis une large expérience dans les stratégies d’investissement liées aux start-ups technologiques basées à la Silicon Valley.

 

Grandir au niveau global

 

«Mes racines yverdonnoises ont logiquement joué un rôle dans mon choix d’accepter le défi de diriger Y-Parc, reconnaît Juliana Pantet. Grâce à mes expériences en Amérique du Nord, que ce soit en Californie, au Canada ou sur la côte Est, je sais de quel soutien ont besoin les entreprises pour passer un palier, pour grandir au niveau global.»

Arrivée il y a un mois des USA, la nouvelle boss d’Y-Parc possède l’expérience des grandes entreprises, comme des start-ups. Elle connaît également les mécanismes de marchés plus petits, comme celui de Halifax, au Canada. «Il y a trois aspects qui demeurent particulièrement importants pour ce genre d’entreprises : rester compétitif, grandir assez vite et savoir attirer les talents, détaille- t-elle. Le potentiel existe déjà ici. Il faut maintenant soutenir ces entreprises pour les faire avancer.»

 

Liens internationaux

 

Durant les semaines et les mois à venir, le conseil d’administration présentera la nouvelle directrice, qui remplace ainsi Sandy Wetzel -lequel avait démissionné en mai-, aux différents partenaires engagés dans l’aventure du parc. «Madame Pantet amène avec elle un réseau très intéressant et une aptitude à communiquer, relève Pierre-Luc Maillefer, vice-président d’Y-Parc S.A. Des liens existent déjà avec deux autres parcs internationaux, un au Japon et un autre sur la côte Est des Etats-Unis. De telles collaborations demeurent indispensables pour un parc comme le nôtre, car souvent, les technologies s’interpénètrent.»

 

Pas d’assouplissement en vue
Yverdon – Conditions d’implantation à Y-Parc

 

Le conseil d’administration d’Y-Parc était notamment représenté, hier, par son président, Jean-Daniel Carrard. ©Michel Duperrex

Le conseil d’administration d’Y-Parc était notamment représenté, hier, par son président, Jean-Daniel Carrard.

Les conditions que les entreprises doivent remplir pour obtenir le droit de s’implanter à Y-Parc sont assez strictes. Elles doivent notamment se montrer actives dans le domaine de la recherche et de l’innovation. Pour tenter de faire grandir un parc technologique qui a connu une période creuse dans sa capacité à accueillir de nouvelles firmes, certaines voix s’étaient élevées pour assouplir les conditions d’acceptation. «Pour l’instant, ces conditions ne changeront pas, explique Jean-Daniel Carrard, président du conseil d’administration d’YParc. Si nous devions le faire, et l’on a imaginé qu’on pourrait en discuter dans le futur, cela impliquerait un échange avec le Canton. Mais si cette discussion a lieu un jour, elle ne concernerait qu’une petite partie du parc.» Entre suppositions et emploi du conditionnel, autant dire qu’aucun assouplissement n’est à attendre à court terme.

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Jean-Philippe Pressl-Wenger