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Après la démolition, la reconstruction

25 mai 2018 | Edition N°2253

Lancés l’an dernier, les travaux d’agrandissement des bassins de la Station d’épuration des eaux usées (STEP) de la ville vont bon train. Dès la semaine prochaine, les premiers forages vont être effectués.

Après la dépollution du plus ancien des deux bassins de traitement des eaux usées à la mi-février, la démolition de la STEP d’Yverdon-les-Bains a pu démarrer. Et dès la semaine prochaine, la troisième étape du projet d’amélioration et de révision du site (lire encadré) entrera dans une nouvelle phase. En effet, des engins envahiront le site pour installer des palplanches à douze mètres de profondeur, avant de creuser une vingtaine de puits. Ceux-ci seront équipés d’une pompe pour abaisser le niveau de la nappe phréatique située au-dessous des futurs bassins de six mètres de haut. Une étape cruciale, car elle permettra d’installer des pieux et de poser les fondations dès le mois de septembre. «Si on doit avoir des surprises sur ce chantier, c’est maintenant qu’elles vont apparaître», lance, confiant, Marcel Pürro, l’un des cinq exploitants de la STEP.

Les travaux de démolition du premier bassin de la STEP de 1957 n’ont pu débuter qu’en avril, car il a d’abord fallu évacuer l’amiante. © Michel Duperrex

Les travaux de démolition du premier bassin de la STEP de 1957 n’ont pu débuter qu’en avril, car il a d’abord fallu évacuer l’amiante. © Michel Duperrex

A l’issue de ces travaux, la station d’épuration n’aura plus deux lignes de traitement des eaux, mais quatre. Un projet d’envergure, estimé à 31 millions de francs – dont 19 à la charge d’Yverdon-les-Bains –, qui a été divisé en deux phases: la destruction de la première ligne, datant de 1957, et la reconstruction de deux bassins d’ici à juin 2020. Puis, rebelote avec la deuxième ligne. La fin du chantier est prévue en juin 2022.

«Ces travaux sont nécessaires,  d’une part à cause de la vétusté des installations et, d’autre part, car la nouvelle Loi sur la protection des eaux instaure un durcissement des normes et surtout prévoit que les STEP devront traiter les micropolluants dès 2025 (ndlr: une installation devra être construite après le chantier actuel), ce qui nécessite des changements, confie Marcel Pürro. Il y a encore l’évolution démographique à prendre en compte.» En effet, la STEP a été conçue pour traiter les eaux usées de l’équivalent de 25 000 habitants, soit moins que le nombre actuel d’Yverdonnois. Par ailleurs, elle travaille aujourd’hui avec six autres communes. Et dès 2020, l’Association intercommunale pour l’épuration des eaux de la région de Grandson – qui comprend aussi  Champagne, Concise et Onnens –  viendra aussi s’y raccorder.

Christelle Maillard