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Bavois : la victoire des braves

16 octobre 2017 | Edition N°2102

Football – Promotion league – Bavois a remporté un derby pas très joli contre Stade- Lausanne-Ouchy (3-2 aux Peupliers). Trois points qui font du bien.

Bavois gagne le derby et se donne de l’air par rapport à la barre. ©Champi

Bavois gagne le derby et se donne de l’air par rapport à la barre.

«C’était un derby. Ça s’est vu dans les duels, dans la tension.» Tant pis pour l’esthétisme, l’important était ailleurs (au tableau d’affichage), samedi aux Peupliers. Et ça, Arnaud Bühler et le FC Bavois l’avaient bien compris. Les Nord-Vaudois sont sortis vainqueurs (3-2) de la bataille contre Stade-Lausanne- Ouchy, devant un peu plus de 418 spectateurs.

 

Jusqu’au bout, cette fois

 

Remontés par La Chaux-de- Fonds le week-end précédent, après avoir mené 0-2 à la mi-temps, les Bavoisans avaient aussi des choses à se faire pardonner. Ils l’ont fait en retournant la situation, entre deux coups de canon du magicien Mejri (4e, sur un coup franc à plus de trente mètres, 0-1 ; 63e, d’une frappe de vingt mètres, 2-2) pas très bien négociés par le gardien Enrico. «On n’a même pas eu le temps d’entrer dans le match qu’on était déjà menés. Mais quand on a essayé d’aligner plus de trois passes consécutives, alors on a trouvé des décalages et pu mettre nos adversaires en danger, estimait Arnaud Bühler, au terme des débats. D’ailleurs, et c’est le cas depuis le début de la saison, on n’est souvent pas assez patients avec le ballon.»

Pour revenir dans la partie, Bavois a profité d’une équipe lausannoise pas très à l’aise sur un terrain difficile, hormis quand le ballon était dans les pieds de son meneur Mejri. Alvarez et ses pairs ont, alors, augmenté la pression sur l’arrière-garde du SLO. De quoi récupérer des ballons plus haut. La première alerte, pour les visiteurs, est tombée à la 20e, quand Gauthier a trouvé le poteau extérieur de Rodrigues. Dix minutes plus tard, Demiri et Alvarez avaient, chacun leur tour, permis à leurs couleurs de prendre les devants.

Un avantage au score que les Bavoisans n’ont pas toujours su conserver cette saison. «Par chance, on a mené que d’une longueur (ndlr : 2-1 et 3-2). Alors tout le monde est, cette fois, resté sur ses gardes», relevait encore le défenseur central arrivé de Wil durant l’été. Pas totalement sûre d’elle mais concernée, la troupe de Bekim Uka a passé l’épaule en bataillant, obtenant un penalty pour une main de Rego, après une mésentente avec son gardien.

 

Enfoncer le clou

 

Le succès obtenu permet à Bavois de continuer à prendre ses distances avec la barre. «Le week-end prochain, sur le terrain d’Old Boys (ndlr : le premier relégable, à sept points des Bavoisans), soit on relance les Bâlois, soit on les enfonce, fait remarquer Arnaud Bühler. A présent, il est temps de commencer une série positive, car jusqu’à présent, on fait un pas en avant, puis deux en arrière. Dommage, d’ailleurs, qu’on n’ait pas aussi pris les trois points à La Chaux-de-Fonds, car cela nous aurait permis de nous fixer de nouveaux objectifs.» Ce n’est que partie remise.

 

Bavois – Stade-Lausanne-Ouchy 3-2 (2-1)

 

Buts : 4e Mejri 0-1 ; 25e Demiri 1-1 ; 30e Alvarez 2-1 ; 63e Mejri 2-2 ; 77e Zeneli, pen. 3-2.

Bavois : Enrico ; Kurtic, Le Neün, Bühler, Cuénoud ; Bovay (74e Ouattara), Beynié, Demiri (94e Kilinc); Alvarez, Gauthier (80e Zali), Zeneli. Entraîneur : Bekim Uka.

Stade-Lausanne : Rodrigues ; Danner, Morax, Rego, Dangubic (82e Tebib); Gomis, Carvalho ; Ndongo, Mejri, Bavueza (73e Soos); Kok. Entraîneur : Andrea Binotto.

Notes : Terrain des Peupliers, 418 spectateurs. Arbitrage d’Alessandro Dudic, qui avertit Cuénoud (15e, faute d’antijeu), Zeneli (27e, jeu dur), Carvalho (57e, jeu dur), Demiri (75e, jeu dur) et Enrico (93e, antijeu). L’entraîneur Binotto est renvoyé aux vestiaires (82e, réclamations)

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Manuel Gremion