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Brian Beyer a signé son premier contrat pro à Yverdon Sport
Brian Beyer, mercredi lors de son premier entraînement avec Yverdon Sport. © Gabriel Lado

Brian Beyer a signé son premier contrat pro à Yverdon Sport

5 janvier 2022

Football – Challenge League L’attaquant de 25 ans, qui découvrait la 1re ligue il y a trois ans à peine, a participé à son premier entraînement dans la Cité thermale, mercredi lors de la reprise des Verts. L’Alsacien tentera de se tailler une place chez les Yverdonnois, après le départ de Shkelqim Vladi pour Aarau.

L’encre de son premier contrat professionnel, signé la veille, tout juste sèche, Brian Beyer était sur la pelouse de l’un des terrains annexes du Stade municipal, mercredi, pour le premier entraînement de 2022 d’Yverdon Sport. Son chignon caché sous un bonnet, le désormais ex-joueur de Bienne (Promotion League) a ainsi pu échanger ses premiers ballons avec ses nouveaux coéquipiers. «Je ne connaissais personne avant d’arriver ici, glisse le Français qui a progressivement gravi les échelons dans son pays, avant de débarquer au FC Bassecourt, en 1re ligue, en janvier 2019, puis de suivre son entraîneur, Anthony Sirufo, à Bienne. C’est un sacré pas pour moi d’avoir signé un contrat pro, car je suis parti de vraiment bas chez les amateurs!»

Du Nord vaudois, l’Alsacien ne connaît que les Peupliers, lui qui est venu y affronter Bavois avec les Biennois – avec lesquels il a inscrit sept buts lors du premier tour –, l’été dernier. «Mais je ne savais pas que c’était la même région», rigole celui qui envisage de venir vivre à une distance raisonnable du Stade municipal avec sa femme et sa fille d’une année. Si l’attaquant de 25 ans a choisi de rejoindre YS, quitte à devoir emménager, c’est avant tout parce qu’il a été séduit par la possibilité d’évoluer, une fois encore, un échelon plus haut. «En plus, c’est un avantage d’arriver dans un club qui n’a plus la pression d’un risque de relégation sur les épaules. Là, ce n’est que du bonus, Yverdon Sport ne peut que regarder plus haut. Avec encore la qualification pour les quarts de Coupe de Suisse, c’est une super première moitié de saison que le club a réalisé pour un néo-promu!»

«Je vais donner le maximum pour m’intégrer, entrer dans le groupe et obtenir du temps de jeu.» Brian Beyer, nouvel attaquant d’Yverdon Sport 

Si, lors des premières discussions, le club de la Cité thermale avait laissé entendre à Brian Beyer qu’il allait plutôt compter sur lui pour la saison prochaine, le départ précoce de Shkelqim Vladi, prêté à YS par Young Boys et qui disputera le deuxième tour avec Aarau, a changé la donne.

«Nous n’avons rien eu à dire quant aux départs de Shkelqim Vladi et de Lewin Blum étant donné qu’ils sont liés à YB, précise l’entraîneur Uli Forte. C’est dommage de les perdre, car ce sont deux jeunes talentueux. Je comprends la décision concernant Lewin, car il a l’opportunité de rejoindre la première équipe d’YB, beaucoup moins celle liée à Shkelqim, même si je la respecte. Et nous avons pu tout de suite réagir à son départ en faisant venir Brian Beyer.»

L’attaquant de 25 ans est ainsi conscient de la chance qui s’offre à lui: «Je vais donner le maximum pour m’intégrer, entrer dans le groupe et obtenir du temps de jeu. La possibilité d’un prêt de six mois a été évoquée au cas où ça ne fonctionnerait pas, mais je vais tout faire pour l’éviter. Mon but est de pouvoir évoluer avec YS.»

 

YS pourra-t-il prendre l’avion pour la Turquie?
Pas de prise de risques inutile dans les rangs yverdonnois, mercredi: avant de pouvoir participer à l’entraînement de reprise, chaque joueur est passé par la case tests antigéniques. Et, bonne nouvelle, tous se sont avérés négatifs au Covid. «Il y aura des tests régulièrement, deux-trois fois par semaine je pense, car on veut à tout prix éviter que le virus se propage au sein de l’équipe. D’autant plus avec le camp d’entraînement en Turquie qui approche», souligne Uli Forte.

À quelques jours du départ, l’entraîneur des Verts ne cache évidemment pas que l’incertitude plane concernant le maintien ou non de celui-ci: «Beaucoup d’équipes ont dû renoncer à partir s’entraîner à l’étranger. On prendra la décision finale à la dernière minute. Mais j’ai rappelé aux joueurs qu’il était important de respecter le protocole Covid aussi en-dehors de l’équipe, notamment lorsqu’ils sortent avec des amis.»

En cas d’annulation, le plan B des Yverdonnois aurait pour cadre, bien moins exotique, le Stade municipal. «Si le temps est comme aujourd’hui, avec un beau soleil et un ciel bleu, ça ne serait pas un problème. Et trouver des matches amicaux pour remplacer ceux prévus en Turquie non plus, vu le nombre de formations qui ont dû rester en Suisse, positive le technicien avec humour. D’ailleurs, j’ai déjà reçu des messages d’équipes qui cherchaient des adversaires…» Mais Uli Forte ne s’en cache pas: il croise les doigts pour que son équipe puisse profiter des garanties que le camp en Turquie offrirait.

 

Le poste de latéral droit à repourvoir
«Il va falloir garder les yeux ouverts pour voir si un joueur peut compenser le départ de Lewin Blum, qui avait su gagner sa place de titulaire et réalisé un bon premier tour», souligne Uli Forte. Prêté par Young Boys, le latéral droit vient d’être récupéré par son club.
Si Luca Jaquenoud peut prétendre à du temps de jeu à ce poste en temps que numéro deux, Loïc Ombala, actuellement blessé, devrait être prêté. Yverdon Sport est donc en quête d’un nouveau titulaire sur le flanc droit de sa défense.

Muriel Ambühl