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Les cadres cantonaux prennent leurs quartiers à Yverdon-les-Bains

13 décembre 2017 | Edition N°2144

Athlétisme – Soixante athlètes sélectionnés étaient présents aux Isles, samedi, pour prendre part à une journée d’entraînement avec les cadres vaudois. Un groupement, mis en place par l’entraîneur de l’USY Nicolas Verraires, qui vit sa troisième année.

Les espoirs vaudois se sont réunis à Yverdon-les-Bains! ©Champi

Les espoirs vaudois se sont réunis à Yverdon-les-Bains!

«Tout est parti d’un constat. On a remarqué que Vaud n’était pas le canton le plus à la pointe au niveau de la formation en athlétisme. On a des années de retard sur le Valais, par exemple.» Au lieu de s’apitoyer sur le sort et de continuer à fonctionner par clans, avec une rivalité évidente entre clubs, Nicolas Verraires a pris les choses en main. «C’est vrai que toutes les équipes avancent de façon plutôt individualiste. Chacun cherche à réaliser les meilleures performances à court terme, sans nécessairement regarder plus loin. On a donc essayé de briser un peu ce mode de fonctionnement en créant les cadres cantonaux (comme cela se fait parfois ailleurs), l’étape avant d’intégrer les cadres régionaux. Histoire que les athlètes soient le mieux préparés le plus tôt possible», explique celui qui est également entraîneur de l’USY.

Fondé en 2015, ce groupement n’a pas tardé à prendre une certaine ampleur. La preuve : soixante jeunes, nés entre 2003 et 2006, se sont retrouvés aux Isles, samedi, pour l’une des quatre ou cinq séances annuelles. En ligne de mire, le Tournoi des huit cantons, qui se déroule chaque année dans un lieu différent.

«On sélectionne les membres du cadre dans un top 5 élargi de chaque catégorie, continue le coach nord-vaudois. Viennent ceux qui veulent venir. Mais on constate que le bouche-à-oreille commence à faire son effet. Lors de la première journée de l’année, on était seulement une trentaine. C’est aussi l’objectif : créer une émulation parmi les jeunes, qu’ils voient cette structure comme un endroit où règne une bonne ambiance et où l’on progresse.»

 

Entraînement et prévention

 

La triple-sauteuse de l’USY Zoé Deriaz est attentivement suivie par sa coach spécialisée Sophe Guilbert. ©Champi

La triple-sauteuse de l’USY Zoé Deriaz est attentivement suivie par sa coach spécialisée Sophe Guilbert. ©Champi

Une atmosphère idéale pour la performance, en somme. «C’est complètement le cas, confirment les deux triple-sauteuses de l’USY Nina Rehacek et Zoé Deriaz. On effectue des exercices dont on n’a pas l’habitude en club, les méthodes de travail ne sont pas les mêmes et on fait connaissance avec pas mal de nouveaux visages, entraîneurs comme athlètes. Ça change de la routine de nos quatre ou cinq séances hebdomadaires en club.»

Dans un coin de la salle, les deux jeunes talents yverdonnois continuent de suivre les consignes avisées de Sophie Guilbert, coach à Stade-Lausanne. Elle n’a pas hésité à répondre à l’appel de Nicolas Verraires pour venir l’épauler, à l’instar d’une dizaine d’autres techniciens dont le CV ne laisse souvent pas indifférent : «L’idée, c’est vraiment de pouvoir offrir aux athlètes une formation plus pointue, lance l’homme à la base du projet. Au-delà de l’entraînement, on les rend également attentifs à tous les aspects liés à la prévention et aux blessures. On aimerait continuer dans cette voie. Dans le futur, pourquoi pas les sensibiliser à des questions de nutrition, par exemple.»

Si, en une trentaine de mois, l’homme a déjà pu constater tous les progrès effectués par ses protégés, il se réjouit surtout de pouvoir accueillir les talents de demain à Yverdon-les-Bains, que ceux-ci habitent à Leysin ou sur la Côte. «Les prochains rendez-vous se dérouleront ici, et on espère que ce sera le cas pour ceux des années suivantes également. Si la ville pouvait devenir une place forte de l’athlétisme vaudois, ça constituerait une très bonne nouvelle.»

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Florian Vaney