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Cap sur les JO de Tokyo 2020

14 décembre 2017 | Edition N°2145

BMX – A peine de retour de Saint-Etienne et des Etats-Unis, Louanne Juillerat a déjà les yeux rivés sur la saison prochaine, lors de laquelle débuteront les qualifications pour les Jeux olympiques.

De Tulsa à Vérone, en passant par Saint-Etienne, la Nord-Vaudoise voit du pays à travers sa passion. ©DR

De Tulsa à Vérone, en passant par Saint-Etienne, la Nord-Vaudoise voit du pays à travers sa passion.

Elle ne peut pas franchement dire qu’elle est satisfaite de la saison qu’elle vient de terminer sur une 7e place au Trophée des Nations de Saint-Etienne, Louanne Juillerat. «Je n’ai pas atteint les objectifs que je m’étais fixés au début de l’année», lâche la pilote avec une certaine sévérité. Ses meilleures performances ? Un 2e rang en championnat de Suisse et un 9e au plan européen. «Correct, mais insuffisant», juge-t-elle.

Reste que la jeune fille, qui fêtera ses 20 ans demain, peut se montrer plutôt soulagée. Après deux exercices durant lesquels ses blessures ont pris le pas sur sa carrière sportive, elle a prouvé être à nouveau dans le coup. Pas tout en-haut, pas aussi rapide qu’elle l’espérait, mais bel et bien présente, en embuscade, à distance respectable des meilleures.

 

Avec un nouveau team

 

D’ailleurs, Louanne Juillerat a profité de sa fin de saison pour commencer à préparer la suivante. Récemment, elle a rejoint la structure française Sport Rad Distribution. Une nouvelle équipe qui devrait lui permettre de voir plus loin, qu’elle a pu apprendre à connaître à travers un séjour de deux semaines aux Etats-Unis, le mois dernier. «J’ai adoré l’atmosphère dans le groupe. Ça n’annonce que du bon pour la suite», se réjouit la pilote de Vugelles-La Mothe.

Ce voyage à Tulsa, en Oklahoma, lui a permis de se mesurer une nouvelle fois aux compétitions américaines : «Ça n’a rien à voir avec celles auxquelles j’ai l’habitude de participer. Tout est énorme, bien plus grand qu’ici. Il y a plus de monde, plus de spectateurs, plus de participants… Le niveau est également plus relevé.» Sa 12e place obtenue la réjouit, d’ailleurs, davantage que la majorité de ses résultats réalisés en Europe.

Même si les températures du Nord vaudois ne sont pas aussi propices pour s’entraîner que celles du sud des Etats-Unis, Louanne Juillerat est bien résolue à ne pas perdre une seconde durant sa préparation, qui a véritablement débuté à son retour de Saint-Etienne, en début de semaine. «Ce n’est pas facile de se motiver pour aller rouler par ce froid, mais ça fait partie du jeu. Actuellement, la grande partie de mon entraînement se déroule au fitness, à hauteur de deux séances par jour : une de cardio et une de musculation. J’essayerai de partir en Espagne au début de l’année, histoire de retrouver des conditions optimales pour pratiquer mon sport.»

Pour Louanne Juillerat, la saison 2018 débutera officiellement au mois de mars, du côté de Vérone. «Ce qui me laisse suffisamment de temps pour arriver au meilleur de ma forme en Italie.» Il le faudra, puisque le BMX sera au programme olympique en 2020, à Tokyo, et que les qualifications commenceront dès l’an prochain. «Pour être sélectionnée, il faudra réunir le maximum de points lors des diverses compétitions européennes et mondiales. Mais ça reste encore assez flou à l’heure actuelle», note celle qui fait assurément partie des trois meilleures pilotes helvétiques, au côté, notamment, de la Nord-Vaudoise Christelle Boivin.

 

L’objectif d’une carrière

 

Pas question, cependant, de manquer les Jeux olympiques pour la Nord-Vaudoise, qui en a fait son objectif central : «J’ai en quelque sorte tout mis de côté pour me focaliser sur ma carrière sportive. Les JO, c’est le rendez-vous. Jusqu’à cette date-là, je sais que je vais me consacrer à fond à ma discipline. Pour obtenir mon ticket, dans un premier temps, puis pour y réaliser le meilleur résultat possible. Ensuite, on verra quelle direction je choisirai de suivre.»

Le compte à rebours est donc lancé. Louanne Juillerat possède maintenant deux ans, sept mois et quelques jours pour confirmer son talent, prouver sa valeur au meilleur niveau et, pourquoi pas, se préparer à frapper un grand coup au Japon.

 

Avec l’appui de ses proches

 

Louanne Juillerat a fait le choix de se concentrer à 100% sur son sport. Le BMX de haut niveau étant une discipline coûteuse, la pilote de Vugelles-La Mothe peut compter sur le soutien de sa famille, qui assure une bonne partie de son budget, ainsi que des biscuits Roland, son sponsor. «Je coach également dans plusieurs clubs de la région. Outre la petite aide financière que cela représente, ça me plaît beaucoup. Je me vois bien rechercher quelque chose dans ce domaine plus tard.» Une passion onéreuse due, en particulier, au nombre de voyages à effectuer en une saison : «D’autant plus que la fédération ne prend pas en charge nos frais. J’ai une chance énorme, sachant que j’adore parcourir le globe. La Fédé préférant qu’on se repose à l’hôtel entre les courses, je profite de découvrir les villes surtout lorsque mes parents font le déplacement.»

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Florian Vaney