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Comme un lion qui sort de cage

22 mars 2019 | Edition N°2462

Ridge Mobulu a fini de purger sa suspension et il compte bien rattraper le temps perdu. Dès demain face à Cham?

Il bouillonne, Ridge Mobulu. Alors que tous ses camardes ont repris la compétition il y a trois semaines, lui est cantonné aux tribunes. La faute à une erreur commise le… 20 octobre dernier. «Une altercation avec Andy Laugeois, de Stade-Lausanne-Ouchy, grince celui qui était alors encore un joueur du Stade Nyonnais. Le pire, c’est qu’on s’entend franchement bien en dehors du terrain. Il avait très bien joué le coup, l’arbitre avait cru à sa scène et m’avait sorti le carton rouge. Là où j’ai vraiment été surpris, c’est lorsque j’ai appris que ma suspension se montait à quatre matches… alors que ma faute valait tout juste un jaune.»

Grâce à l’effet suspensif du recours lancé par Nyon, Ridge Mobulu a pu finir l’automne à Colovray en ne manquant qu’une seule des quatre dernières rencontres. Sauf que, le verdict ayant été confirmé, le Congolais d’origine a dû purger sa peine ces dernières semaines, en tant qu’Yverdonnois. «Si ça a gêné mon transfert à YS? Disons que je ne me trouvais pas dans la meilleure situation, c’est vrai. Mais le club, et notamment son directeur sportif Serge Duperret, me manifestaient leur intérêt depuis quelque temps déjà. Alors tout s’est bien passé.»

A l’exception, donc, du fait que l’ancien attaquant du FC Le Mont a dû faire l’impasse sur les réceptions de Zurich II et Bellinzone, ainsi que sur le déplacement de Münsingen. «C’est assez insupportable à vivre, je dois dire. De toute ma carrière en actifs, je n’avais jamais pris de carton rouge direct, avec les matches de suspension qui vont de pair. Et même, ma plus longue blessure a duré huit semaines. Je touche du bois à ce niveau. Mais me retrouver si longtemps hors-jeu de cette façon, c’est une première. Et c’est tout sauf une expérience agréable.»

Une pression positive

Tel un lion tout juste sorti de sa cage, Ridge Mobulu pourra transformer sa frustration en énergie positive dès demain et la réception de Cham, puisqu’il est enfin apte à reprendre du service. Et autant dire qu’Yverdon Sport attend beaucoup de sa recrue, dans un contexte où l’équipe peine à faire fructifier ses qualités offensives sur le terrain. «J’ai peut-être un peu de pression, mais elle est positive», sourit l’homme aux 67 matches de Challenge League. Un niveau auquel il aspire à rejouer le plus tôt possible. Comme tant d’autres de ses coéquipiers.

Florian Vaney