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Communes et Canton savent enfin qui paie quoi

20 mai 2020 | Edition N°2734

Enseignement - L’État de Vaud et les communes ont annoncé un accord sur le financement des constructions scolaires. Une avancée qui porte la patte de la Cité thermale.

«C’est une étape historique qui a été franchie!» Cesla Amarelle ne mâchait pas ses mots au moment de présenter la révision du règlement sur les constructions scolaires pour le primaire et le secondaire. La conseillère d’état et cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture a ainsi annoncé hier la clôture d’un dossier qui opposait le Canton et les communes depuis plus de sept ans. Le nouveau règlement devrait grandement faciliter l’épineuse question du «qui paie quoi?» en matière d’infrastructures liées à l’école.

Un casting très yverdonnois

Outre Andreas Sutter, membre de l’Association des communes vaudoises, Jean-Daniel Carrard était aux côtés de la ministre vaudoise pour présenter l’accord. Non pas en sa qualité de syndic de la Cité thermale, mais en tant que membre de l’Union des communes vaudoises et surtout député à l’origine de l’initiative relative aux constructions scolaires. Celle-ci a d’ailleurs été retirée une fois l’accord atteint. Parmi les collaborateurs de Cesla Amarelle, l’Yverdonnois Giancarlo Valceschini, actuel directeur général de l’enseignement obligatoire et ancien directeur de l’établissement Pestalozzi, était aussi présent.

Le choix du collège des Rives pour accueillir la conférence de presse, à quelques pas de La Marive où a siégé le Grand Conseil la semaine dernière, s’inscrivait lui aussi dans une logique certaine. Jean-Daniel Carrard n’a d’ailleurs pas manqué de relever que sa ville était momentanément le «centre du canton». Il n’était pas le seul à s’en réjouir: «En tant qu’Yverdonnoise, ça me fait chaud au cœur de parler d’une thématique majeure ici», a affirmé Cesla Amarelle.

L’esprit de l’ancien règlement, selon lequel la pédagogie relève du Canton et les bâtiments des communes, demeure. La nouvelle mouture devrait toutefois grandement simplifier la tâche aux villes et villages. Grâce à un système de fiches, les éléments qui doivent être financés par chacune des parties est clarifié. Des éclaircissements devenus nécessaires, surtout pour les outils numériques. Ainsi, les communes s’acquitteront d’un forfait de 2500 francs par classe pour l’affichage numérique. En revanche, le wifi est désormais à la charge du Canton. «Pour les communes, ce nouveau règlement représente une économie d’environ 40 millions de francs», a indiqué la ministre.

L’accord devrait également favoriser les élèves: «L’ancien système était injuste puisque les écoliers n’avaient pas accès au même matériel selon leur commune de résidence, a jugé Jean-Daniel Carrard. Avec ces modifications, on favorise l’égalité des chances.»

Massimo Greco