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Daniel Jaccaud cherche à passer le relais

29 mai 2013

Sport associatif – A 68 ans, le président central de l’USY a annoncé sa démission lors de l’assemblée générale. Le problème? On ne se presse pas au portillon pour le remplacer. Une véritable tendance actuelle.

Daniel Jaccaud pose sur le tartan du Stade de l’USY, qu’il entretient inlassablement tous les mardis. Président sortant du comité central de la société, il en a été nommé président d’honneur jeudi dernier.

«Les trois clubs ont jusqu’à la fin du mois d’août pour trouver quelqu’un.» Daniel Jaccaud a annoncé sa démission du poste de président central de l’Union sportive yverdonnoise jeudi dernier, lors de l’assemblée générale de la société. Mais, conformément à la tendance actuelle, les candidats à sa succession étaient aux abonnés absents.

Pour commenter cette problématique commune à de nombreux clubs, le président de l’Union des sociétés locales d’Yverdon semble qualifié. Il s’agit d’un certain… Daniel Jaccaud. «A l’heure actuelle, je pense qu’environ vingt associations ont de la peine à trouver un président», estime-t-il. Selon lui, les exigences sans cesse revues à la hausse du monde professionnel ne laissent plus, autant que par le passé, le loisir aux jeunes de s’investir au sein d’une société.

En fonction des clubs, la charge de travail du président est plus ou moins élevée. Celle qu’assume le «président sortant», comme il le dit lui-même, du comité central de l’USY l’est plutôt pas mal: d’un côté, il y a l’aspect gérance (le Stade et son café-restaurant appartiennent à la société) et, de l’autre, l’aspect entretien des installations. Tous les mardis, en saison, Daniel Jaccaud et une petite équipe de bénévoles y consacrent une petite demi-journée de travail.

Président-gestionnaire

Pour favoriser la transition, il est d’ailleurs prêt à continuer d’assumer cette seconde partie de ses «anciennes» attributions. «C’est le côté administratif de la fonction qui m’a fatigué. Si l’on pouvait trouver un président-gestionnaire, ce serait bien: je continuerai, pour ma part, avec les bénévoles du mardi!» Pour le temps qu’il faudra, tout du moins.

Même dans ces conditions, Daniel Jaccaud sait que ce ne sera pas forcément évident de trouver un volontaire. Mais il ne désespère pas. «Si les gens sont comme moi, ils ne vont pas s’annoncer, sourit-il. C’est au moment où l’on m’a demandé personnellement de reprendre le flambeau que j’ai accepté, tout simplement.» C’était il y a quatorze ans, déjà. Maintenant, il espère que le schéma pourra être reproduit au plus vite.

 

Lionel Pittet