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David Marazzi, ce vrai renfort

15 septembre 2017 | Edition N°2082

Football – Promotion league – Le Vaudois a posé ses valises au Stade Municipal, cet été. Ambitieux, il entend redonner à Yverdon Sport ses lettres de noblesse.

Dominique Faesch a officiellement fait ses adieux, mercredi soir au Casino d’Orbe. Son successeur, Pierre Droz, prendra seul la relève dès lundi. ©Carole Alkabes

David Marazzi possède une solide expérience en ligue nationale.

Dans l’ombre du transfert de Djibril Cissé, l’arrivée de David Marazzi au Stade Municipal est presque passée inaperçue. Pourtant, il s’agit d’un des gros coups de l’été en Promotion League. Car le gaucher pèse 425 matches en ligue nationale, sous les couleurs de Lausanne, de Saint-Gall, d’Aarau, de Servette et du Mont.

Le retrait du club montain de la Challenge League en fin de saison passée a chamboulé les plans du Vaudois. «Il me restait encore une année de contrat avec Le Mont, explique- t-il. Cette fin d’aventure m’a poussé à me poser beaucoup de questions sur la suite que je voulais donner à ma carrière. J’ai reçu une offre de Wohlen, mais il était clair que je voulais rester dans la région pour être proche de ma famille et de mes amis.» Car David Marazzi avait déjà amorcé son retour dans le canton de Vaud en 2014, lorsqu’il avait signé au LS.

«L’été dernier, j’avais déjà eu des contacts avec la cellule de recrutement d’Yverdon Sport, reprend le joueur de couloir. Les dirigeants m’ont à nouveau contacté lorsque Le Mont a annoncé son retrait. Le président m’a présenté son projet, que j’ai trouvé très intéressant. Mais il fallait absolument qu’YS obtienne sa promotion pour que je signe. Je suis d’ailleurs venu assister au match décisif contre Gossau.»

Depuis, Yverdon apparaît comme l’un des principaux contradicteurs de Kriens à la promotion en Challenge League. «Je suis très satisfait de mon choix. Nous avons un groupe très sain, disposant d’une énorme marge de progression et ayant le potentiel pour gagner toutes les rencontres, se réjouit le trentenaire. Mais nous devons trouver de la constance et apprendre à tuer un match. Car, actuellement, nous profitons d’un brin de chance… et ça peut vite tourner.»

 

Sur le long terme à Yverdon

 

Ainsi, l’expérience de David Marazzi sera utile cette saison à YS. «Je veux amener ma sérénité dans le vestiaire, être un leader sur le terrain par mon comportement et montrer l’exemple aux jeunes, détaille l’ex-Lausannois. Surtout, je souhaite me montrer décisif, comme contre Nyon. Car je me sens encore plus fort lorsque j’apporte quelque chose à l’équipe.»

Avec déjà deux buts à son compteur cette saison, l’ancien international M21 répond aux attentes. Mais, à 33 ans, sa carrière est plutôt derrière lui. «Le but est de m’établir ici sur le long terme et de jouer un rôle important pour qu’Yverdon retrouve son statut de deuxième club du canton, ambitionne-t-il. Cette nouvelle expérience me permet également de préparer ma reconversion. Mes journées sont bien remplies, puisque je suis des formations professionnelles. Je verrais bien ma vocation dans le social. Je prépare aussi des diplômes d’entraîneur. Je dois avouer que je me réjouis de cette deuxième vie, lors de laquelle je souhaiterais fonder une famille.»

 

La promotion avec Aarau

 

S’il a hâte de découvrir de nouveaux horizons, le joueur prend du plaisir à regarder par-dessus son épaule. «J’ai fêté deux promotions en Super League, avec Lausanne et Aarau. L’un de mes plus beaux souvenirs est la célébration avec 5000 fans argoviens sur la grande place de la ville. J’ai aussi connu l’opposé avec Saint-Gall, lorsque nous avons été relégués en Challenge League et que 500 personnes nous attendaient à la sortie des vestiaires…»

Il a vécu ses principales émotions outre-Sarine. «La mentalité suisse-allemande me plaît. J’ai pu apprendre la langue et suis désormais bilingue : ces dix années passées à Saint-Gall et à Aarau m’ont beaucoup apporté sur le plan humain.»

 

Avec les Titans face à Walcott, Ribéry et Quaresma

 

Lors de ses belles années saintgalloises, David Marazzi était tout proche de signer à l’étranger : «J’ai eu des touches avancées avec des clubs de deuxième division allemande et de troisième ligue anglaise. Cela aurait été un rêve de partir, malheureusement je n’avais pas de clause libératoire dans mon contrat.» Le Vaudois a tout de même eu l’opportunité de jouer sur des pelouses internationales. «Je faisais partie des Titans de Bernard Challandes, se souvient le demi. Mes coéquipiers se nommaient alors Barnetta, Behrami, Benaglio ou encore Lichtsteiner. Avec l’équipe nationale M21, nous avions affronté l’Angleterre de Théo Walcott, en barrages de l’Euro 2007. C’était magnifique de pouvoir affronter de tels joueurs. J’ai aussi été opposé à Ribéry et Quaresma, notamment.»

 

L’avant-match

Le point avec les équipes de la région

Promotion League / Bavois – Bâle II, samedi à 17h aux Peupliers.

Bekim Uka aura la quasi totalité de son contingent à disposition, demain. Seul Seipi est blessé. Par contre, Dupuis -à la recherche de temps de jeu- a quitté le club de la plaine de l’Orbe pour rejoindre le FC Echallens Région, en 1re ligue. Face à la réserve bâloise, le technicien du FCB souhaite que ses hommes ne laissent pas trop jouer leurs adversaires : «On devra mettre de la pression, l’expérience sera de notre côté.»

Depuis le début de la saison, les Bavoisans éprouvent des difficultés à profiter des bonnes situations qu’ils peuvent se créer. «On se doit d’être plus tranchants, mais aussi peut-être un peu plus concentrés lors des moments importants d’une rencontre, que ce soit devant le but adverse ou dans notre propre camp», explique l’entraîneur. M. G. ■

 

Yverdon Sport – Sion II, samedi à 17h30 au Stade Municipal.

Si son équipe a remporté cinq des sept rencontres disputées jusqu’ici en championnat, Anthony Braizat n’a pas changé son discours. Aux yeux de l’entraîneur d’YS, «il y a encore pas mal de choses à travailler». Sur les images qu’il a pu visionner du match contre YF Juventus, samedi dernier à Zurich -le technicien était en formation-, il a trouvé sa formation «assez solide, mais pas assez dangereuse». «J’attends du mieux sur le plan du collectif en possession du ballon, assène le coach. Actuellement, on joue un peu avec l’énergie. J’aimerais qu’on parvienne à mieux maîtriser la rencontre. Cela fait partie de notre apprentissage. On sait que cela va prendre du temps pour que tout se mette en place.»

Demain face à Sion II, une formation qui n’a récolté que six points depuis la reprise, les Yverdonnois auront une bonne occasion de mettre en pratique le travail effectué cette semaine. Les Nord-Vaudois seront toujours privés des blessés Gudit, Marque et Rushenguziminega pour cette rencontre. M. G. ■

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Chris Geiger