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Des éleveurs nord-vaudois misent sur l’aura de Swiss Expo

13 janvier 2017 | Edition N°1912

Vaud – rencontre avec des agriculteurs de la région, piliers de l’événement, lors de la journée inaugurale.

Pierre Guignard, de Rances, pleinement épanoui dans la gigantesque étable temporaire. ©Michel Duperrex

Pierre Guignard, de Rances, pleinement épanoui dans la gigantesque étable temporaire.

L’heure de l’apéritif avait sonné dans les stands lorsque «Frivole», la protégée de Steve et Gibert Christen, concourait dans la neuvième catégorie des Simmental. Alignée sur le ring avec ses concurrentes, tandis qu’une musique solennelle retentissait, la représentante de Cheseaux-Noréaz a entamé son tour de piste avec placidité, contrairement à la vache qui la précédait. L’exploit n’a pourtant pas été au rendez-vous, et la championne 2013 quittait l’arène, tandis que le juge détaillait les qualités des premières de classe au centre de gradins plutôt bien garnis.

De plus en plus relevé

Pierre Guignard, de Rances, pleinement épanoui dans la gigantesque étable temporaire. ©Michel Duperrex

Pierre Guignard, de Rances, pleinement épanoui dans la gigantesque étable temporaire.

Un peu plus tard, dans l’étable géante de Beaulieu, Gilbert Christen ne semblait pas affecté outre mesure par la septième place obtenue. «Elle prend un peu d’âge», commentait cet habitué du rendez-vous, dont il constate l’augmentation du niveau. «La qualité des vaches est supérieure. Il y a plus de participation d’éleveurs suisses-allemands, qui ne venaient pas forcément ici par le passé. Les bêtes présentées en 2003, lors de la première édition lausannoise, finiraient sans doute en queue de classement aujourd’hui.» Et l’éleveur de relever que, en ce qui concerne la Simmental, le type de l’animal, -c’est-à-dire, entre autres, sa ligne de dos et sa musculature-, ainsi que les caractéristiques de ses mamelles représentent, à part égale, le 80% de l’appréciation des experts. Quant aux 20% restants, ils ont trait à la position des membres.

Une vitrine appréciable

Gilbert Christen et «Frivole», de Cheseaux-Noréaz. ©Michel Duperrex

Gilbert Christen et «Frivole», de Cheseaux-Noréaz.

Dans l’espace réservée aux Montbéliardes, Pierre Guignard, de Rances, bichonne les porte-drapeaux de son élevage de soixante vaches. «Mon père a pris part à la Guerre des vaches. Il m’a transmis sa passion pour cette race robuste, peu touchée par les problèmes de santé, globalement très intéressante d’un point de vue économique», indique-t-il. La vitrine offerte par Swiss Expo le convainc chaque année depuis 1996 -la manifestation avait alors lieu à La Chaux-de-Fonds-, à être de la partie. «On a l’occasion de se situer par rapport aux autres éleveurs. C’est un plaisir de montrer ce que l’on fait, sans oublier les retombées.

Les hôtesses Célia Laperrière, Adeline Gottofrey et Pauline Germain. ©Michel Duperrex

Les hôtesses Célia Laperrière, Adeline Gottofrey et Pauline Germain.

Les liens tissés ici m’ont donné l’opportunité de vendre cinq taureaux», indique le député nord-vaudois. Les sept vaches et la génisse qu’il a amenées cette année ont nécessité «quatre jours de travail à deux personnes et demie», entre le nettoyage, la tonte et l’acquisition, par les ambassadrices à sabots, de la démarche adéquate. La bonne maîtrise de ce dernier paramètre a justement consacré, sous nos yeux, une candidate nord-vaudoise, alors que, non loin de là, les conversations allaient bon train dans la zone dédiée à la restauration. Il s’agissait de la génisse Montbéliarde «Tasmania», de Frédéric Bovey, à Prahins -un autre habitué, au même titre que les Poncet, de Ballaigues. «Himalaya», de Pierre Guignard complétait le podium. Un double coup d’éclat régional avant de quitter les lieux. Que pouvait-on espérer de mieux ?

Swiss Expo se poursuit jusqu’à dimanche à Expo Beaulieu Lausanne. Toutes les infos sur www.swiss-expo.com, un site où il est aussi possible de consulter les résultats obtenus par les vaches nord-vaudoises.

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Ludovic Pillonel