Logo

Deux hommes commettent un hold-up

3 août 2017 | Edition N°2051

Yvonand – Un vol à main armée a eu lieu, hier matin, à l’office postal du village. Un vaste dispositif a été mis en place par les forces de l’ordre. Les deux suspects courent toujours.

L’office postal a fermé ses portes durant toute la journée d’hier. ©Carole Alkabes

L’office postal a fermé ses portes durant toute la journée d’hier.

«Peu avant 8h30, on a vu deux policiers devant l’office postal et on a entendu un hélicoptère patrouiller du côté de la plage», confiait, hier matin, un retraité en buvant son café, au tea-room situé à deux pas de la poste d’Yvonand, où deux hommes ont commis un brigandage à main armée, aux environs de 8h, avant de prendre la fuite.

Les employés, sous le choc, n’ont pas été autorisés à s’exprimer. «Ils ont bénéficié d’un soutien psychologique», affirme, toutefois, Nathalie Dérobert Fellay, porte-parole de La Poste, à Berne.

Plus loin, du côté de la banque Raiffeisen, une employée révèle avoir vu une voiture circuler lentement à proximité de la gare, plus tôt dans la matinée. «J’ai attendu que le véhicule soit parti pour ouvrir le guichet. J’ai avisé les gendarmes de ce fait», souligne-t-elle.

 

Toujours en fuite

 

Selon la Police cantonale vaudoise, les deux hommes ont pu s’enfuir à pied peu avant l’arrivée des forces de l’ordre. «On ne sait pas s’ils sont montés à bord d’un véhicule», précise Arnold Poot, répondant presse pour la Police cantonale vaudoise. Un important dispositif policier, comprenant Police Nord vaudois, la Gendarmerie et la Police de sûreté vaudoise, a été déployé dans la région.

Les routes d’accès entre Yverdon-les-Bains et Cheyres étaient sous surveillance. Et l’office postal a dû fermer ses portes durant toute la journée pour les besoins de l’enquête.

A l’heure où nous publions ces lignes, les deux hommes sont toujours en fuite.

 

Et de trois…

 

En 2015 déjà, le guichet d’Yvonand avait été braqué à deux reprises. «Nous enverrons un courrier à La Poste à propos de ses mesures de sécurité», s’inquiète le syndic Philippe Moser.

Nathalie Dérobert Fellay, porte-parole de La Poste, répond : «Nos dispositifs de sécurité correspondent au standard technique actuel. Comme après chaque événement, une analyse sera effectuée par notre unité de sécurité d’entreprise, afin de déterminer s’il est nécessaire d’implémenter de nouvelles mesures pour renforcer la sécurité de l’office de poste concerné».

Valérie Beauverd