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Eau minérale teintée d’incertitudes

7 mai 2014

Yverdon-les-Bains retrouvera-t-elle son eau minérale ? A ce stade, ce projet de la Ville et de la Bière du Boxer est hypothéqué par un certaine nombre d’incertitudes.

Le maître-brasseur Stefan Falk explique le processus de fabrication.

Le maître-brasseur Stefan Falk explique le processus de fabrication.

A défaut de la marque Arkina, pourtant étroitement liée au thermalisme yverdonnois relancé il y un siècle par la famille Masraf, propriété du groupe Feldschlösschen qui l’a attribuée à une eau des Grisons, Yverdon-les-Bains retrouvera-telle une eau minérale de table à son enseigne ? Tel était le voeu des autorités lorsque la Ville, qui avait acquis le site de production d’Arkina et la source Bel-Air, à l’avenue des Sports, les a cédés à Bière du Boxer S.A.

Le projet pourtant pourrait en rester au stade des intentions. En effet les démarches réalisées jusqu’ici par le propriétaire des lieux n’autorisent pas un grand optimisme.

En effet, lors d’une visite organisée lundi après-midi par l’Equipe patronale du Nord vaudois, à laquelle ont participé une bonne vingtaine d’entrepreneurs, Alexis Rochat, responsable technique, a révélé que ce projet souffrait d’un certain nombre d’handicaps. Le premier étant que l’ancien exploitant du site n’a pratiquement pas laissé de documents concernant les caractéristiques de la source Bel-Air.

Les études réalisées jusqu’ici ont montré que le débit, irrégulier, est faible. Il varie entre 50 et 100 litres par minute. La qualité de l’eau, qui vient de 700 mètres de profondeur, serait aussi irrégulière.

Reste enfin l’aspect économique du projet, dont la rentabilité est à démontrer. Le résultat des études, attendu pour la fin de l’année, permettra de prendre une décision définitive. Il se pourrait toutefois que Bière du Boxer ne puisse assumer la production d’une eau minérale.

 

Belle progression

Depuis son implantation à Yverdon-les-Bains, il y a tout juste deux ans, la Bière du Boxer a le vent en poupe. Plus de 34 000 hectolitres ont été produits et commercialisés l’an dernier par l’équipe du directeur Pierre Keller, qui a maintenant l’objectif d’atteindre les 40 000 hectolitres.

Isidore Raposo