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Eburo s’offre une revanche éclatante

20 décembre 2019 | Edition N°2650

Les Yverdonnois ont rendu la monnaie de sa pièce à Lausanne II, qui les avait sèchement battus au match aller.

«Chaque victoire est importante. Le classement est très serré. Tous les matches sont devenus des rencontres à six points», constatait l’entraîneur yverdonnois Pascal Delapraz, qui n’a pas cherché à minimiser la victoire des siens face à la «deux» de Lausanne, mercredi. Dans un championnat très homogène, où le 1er comme le 6e peut encore espérer accrocher une place dans le trio de tête qualificatif pour les finales de promotion, le VBC Eburo semble avoir fait le plus dur grâce à ce succès. Si elle n’est pas encore mathématiquement à l’abri d’une mésaventure, l’équipe nord-vaudoise caracole en tête du championnat avec cinq unités d’avance sur son dauphin, Ecublens.

À domicile, les locaux ne s’attendaient certainement pas à signer une victoire aussi aisée. Lors de leur dernière confrontation avec les joueurs de la capitale vaudoise, il y a un peu plus d’un mois, les Yverdonnois s’étaient lourdement inclinés en trois manches. Les hommes de Pascal Delapraz n’ont donc pas fait l’erreur de prendre leurs adversaires à la légère. Dès l’entame de la rencontre, Eburo a pris les devants et n’a jamais véritablement été inquiétés par des Lausannois bien empruntés. «L’équipe a fait preuve de solidarité. C’était un beau match. On a tenu le rythme et on n’a rien lâché», appréciait le coach des vainqueurs.

Une alerte dans le troisième set

L’ailier Daniel Besençon soulignait l’efficacité des siens: «Mon ancien entraîneur me répétait souvent que le volleyball, c’est des services et des réceptions. On a été bons dans ces deux compartiments de jeu et c’est sûrement là qu’on a fait la différence.»

Au cours d’un match maîtrisé, la seule petite alerte est survenue durant la troisième manche, quand Eburo a commencé sur les chapeaux de roue, avant de connaître un petit coup de mou difficilement explicable. Une baisse de régime finalement anodine, tant les Yverdonnois se sont montrés impériaux au moment de conclure les débats. «Ça fait plusieurs années qu’on se connaît. On sait garder notre calme, même lorsque l’adversaire remonte au score. Je pense que c’est une de nos forces», glissait avec sérénité Daniel Besençon.

Florian Charlet