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Émotions familiales

8 juillet 2025 | Texte: Manuel Gremion | Photos: DR
Edition N°3973

L’équipe de Suisse et Iman Beney ont battu l’Islande 2-0, dimanche à Berne. Le papa, Nicolas, et les siens savourent chaque moment de ce tournoi.

Trois fois déjà, dans cet Euro, Iman Beney est passée à ça d’inscrire son premier but avec l’équipe de Suisse. Indéboulonnable sur le couloir droit, virevoltante, la fille de la Chamblonnoise Cleo et de l’Urbigène Nicolas Beney participe à part entière aux performances de l’équipe de Suisse, qui a dominé – mais perdu 2-1 – contre la Norvège, puis qui a battu l’Islande 2-0 jusqu’ici. Avant-hier, une immense frappe a même fait lever tout le stade, mais le ballon a touché le petit filet extérieur. On était à deux doigts du but du tournoi.

Dans les tribunes du Parc Saint-Jacques et du Wankdorf, la tribu des Beney est bien évidemment présente, agitant le portrait de sa protégée imprimé sur des cartons, prête à donner de la voix. Deux ans après la blessure qui avait privé Iman au dernier moment du Mondial en Océanie, le clan profite de chaque instant.

Gardien des Titans demi-finalistes de l’Euro M21 de 2002, Nicolas Beney savoure ces moments qu’il sait privilégiés. «Il y a la ferveur populaire, les performances de l’équipe et Iman en santé, qui prend de l’envergure match après match, apprécie-t-il, lui qui a pris part avec les siens au cortège de supporters qui a rendu rouge la capitale fédérale avant le match. Lorsque l’hymne national retentit, ce sont des moments très forts.»

Tranquille et impliquée

La tournure des événements, et notamment les prestations d’Iman, participe à apaiser tout le monde: «Elle a l’intensité, l’intention, elle se projette vers l’avant et parvient à amener sa pierre à l’édifice, décortique le footballeur qui sommeille en Nicolas Beney. En tant que parents, il est juste génial de la voir heureuse sur le terrain, courir, sauter. On la sent très tranquille, en lien avec le moment, et cela se ressent durant les matches, où elle prend de plus en plus d’initiatives.»

L’équipe de Suisse devra encore assurer un match nul au moins, jeudi (21h) à Genève, contre la Finlande, afin de s’octroyer une place en quarts de finale. «L’équipe a réussi à construire une base hypersolide, l’ambiance est bonne», relève Nicolas Beney, qui sait néanmoins que face à des Finlandaises d’un niveau proche, rien ne sera simple. Les filles auront besoin du soutien de toute la Suisse romande, d’une atmosphère de feu dans le stade. «J’espère que les Romands feront aussi bien que les Alémaniques», lance le papa de l’internationale helvétique et future joueuse de Manchester City. Lui et les siens seront au rendez-vous pour donner de la voix. Il y a une qualification à aller chercher!

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