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Il construit sa propre Etoile Noire en Lego

16 avril 2015

Yverdon-les-Bains – Ne pouvant pas s’acheter la boîte Lego qu’il souhaitait, Nicolas Volery a décidé de construire, avec ses propres pièces, le modèle de ses rêves. Un projet qu’il a mené à bien sur une année.

Nicolas Volery joue aux Lego depuis tout petit et a découvert la saga Star Wars il y a deux ans. © Michel Duperrex

Nicolas Volery joue aux Lego depuis tout petit et a découvert la saga Star Wars il y a deux ans.

Un coup d’oeil dans le salon familial, à Yverdon-les-Bains, suffit pour comprendre que Nicolas Volery, 10 ans, est un grand fan de la saga Star Wars et un mordu de Lego: la table à manger est inutilisable puisqu’elle est recouverte de briques multicolores et de vaisseaux, alors qu’une quinzaine de cartons, remplis de Lego, sont empilés à côté. Et comme tout bon passionné de ces deux univers, son rêve était de recevoir la plus fameuse des stations spatiales sidérales de George Lucas: l’Etoile Noire.

Une grande partie des pièces de Nicolas viennent de la collection de son père, qui lui a transmis sa passion. © Michel Duperrex

Une grande partie des pièces de Nicolas viennent de la collection de son père, qui lui a transmis sa passion.

«Il la demande depuis deux ans, mais c’est une boîte immense qui coûte près de 600 francs», explique la maman, Tania Volery, qui refuse de payer autant pour une pièce supplémentaire. Comprenant qu’il ne recevrait pas cet objet tant convoité, et que son argent de poche ne suffirait pas, Nicolas a décidé de relever ses manches et de construire son Etoile Noire en utilisant les milliers de petits cubes qu’il possédait déjà.

Une grande partie des pièces de Nicolas viennent de la collection de son père, qui lui a transmis sa passion. © Michel Duperrex

Une grande partie des pièces de Nicolas viennent de la collection de son père, qui lui a transmis sa passion.

«J’ai fini hier (ndlr: mardi)», indique fièrement Nicolas, qui a méticuleusement suivi les 264 pages du mode d’emploi de la sculpture officielle, trouvé sur internet. Il a commencé sa construction il y a une année, mais précise avoir fait des pauses. «Je pense qu’au total j’ai mis un mois pour fabriquer l’Etoile Noire. Il y a 3 803 pièces dans le paquet officiel, mais moi je dois en avoir plus de 4 000.» Etant donné que Lego créé des pièces de forme bien particulière pour ses modèles, Nicolas a dû les fabriquer lui même en emboîtant des briques basiques. «Pour faire cette forme, explique-t-il en montrant un triangle sur le mode d’emploi, j’ai dû assembler six ou sept Lego.»

Le résultat est pourtant bluffant. Mise à part la couleur, l’Etoile Noire de Nicolas ressemble à s’y méprendre au modèle officiel. La lune présente une dizaine de scènes des films, les canons de défense pivotent, un ascenseur monte et descend à travers les étages. On y trouve même les prisons et le broyeur à ordures de l’épisode IV. «Il manque juste le super laser de défense, fait remarquer Nicolas. Les pièces sont trop spécifiques et je n’arrive pas à le reproduire.»

Mais ce dernier détail ne l’empêchera pas de jouer avec sa construction et de réfléchir aux prochains modèles qu’il demandera pour son anniversaire. «Je voudrai bien un Falcon Millenium, mais il est aussi trop cher et je n’ai plus assez de Lego pour essayer d’en construire un», conclut Nicolas Volery.

 

Lego: du jouet à l’objet de collection

Si dans la conscience collective les Lego sont des jouets pour les enfants, ils sont de plus en plus destinés aux adultes. «En effet, la firme à développé, au fil des années, des séries de plus en plus thématiques, explique Marc Atallah, directeur de la Maison d’Ailleurs, qui propose actuellement l’exposition Alphabrick, consacrée aux univers étendus qui fait la part belle à Lego. Et, depuis, les années 2000, elle produit des modèles limités sous licence, comme les Star Wars, qui intéressent les collectionneurs. Vu le prix de ces modèles labellisés Ultimate Collector’s Series et le nombre important de pièces qu’ils comportent, ils sont clairement destinés aux adultes», fait-il remarquer.

Muriel Aubert