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Il y a six ans, Sandy Jaccard remportait la Fête fédérale

14 juin 2013

Gymnastique – L’Urbigène se souvient de l’ambiance extraordinaire à Frauenfeld. Elle espère revivre de tels moments à Bienne. 

Sandy Jaccard, vainqueur de la Fête fédérale 2007 en C5, sera en lice demain à Bienne. Pour un nouvel exploit?

A 14 ans, Sandy Jaccard écrivait l’une des plus belles pages de l’histoire des Amis-Gymnastes d’Yverdon, et peut-être même de la gymnastique vaudoise. La jeune Urbigène remportait la Fête fédérale de gymnastique 2007, dans sa catégorie 5, devant 486 adversaires, couronnée devant des centaines de spectateurs à Frauenfeld. Le premier titre des AGY depuis celui de Jean-Claude Leuba, en 1961, et, de mémoire d’homme, certainement le seul sacre remporté par une Vaudoise à la Fête fédérale.

Depuis cet exploit, de l’eau a coulé sous les ponts. Mais Sandy Jaccard, championne suisse C6 en 2009, est toujours autant mordue. A 20 ans, elle fait partie des six meilleures -son résultat obtenu l’an passé dans la catégorie reine C7- gymnastes aux agrès du pays.

Une vraie ambiance de fête

La jolie blonde de la Cité aux deux poissons se retrouve ce week-end dans le cadre de ses exploits passés, à Bienne cette fois, et parmi les ténors. De quoi raviver les souvenirs de son concours parfait de Frauenfeld, bien sûr, mais c’est avant tout l’atmosphère qu’elle retient. «J’avais adoré! Surtout l’ambiance, c’était énorme, avec plein de salles, beaucoup de monde et des spectacles un peu partout, se remémore-t-elle. J’espère qu’à Bienne, ça va ressembler à la dernière.»

Si, il y a six ans, elle pensait avoir les capacités de terminer parmi les premières, elle reconnaît volontiers qu’il lui a fallu pas mal de chance pour remporter le sacre. «Il y avait plus de 480 gymnastes et les juges faisaient des tournus, glisse-t-elle. J’ai été aussi surprise que contente de mon résultat.»

Ambitieuse, la Nord-Vaudoise espère une fois encore se distinguer ce week-end. L’an passé, elle était proche du podium aux Championnats suisses. «Je veux être au moins dans les dix. Pour espérer plus, il faudra un peu de chance, une fois encore.»

Plus d’expérience

Sandy Jaccard est en pleine possession de ses moyens, pas plus nerveuse que cela avant le grand rendez-vous de demain. «Je me sens mieux que les années précédentes. J’ai gagné en expérience à ce niveau», affirme-t-elle. Toutefois, contrainte d’étudier à Zurich ces dernières semaines, elle n’a pas pu s’entraîner aussi assidûment qu’elle l’aurait souhaité.

Particulièrement à l’aise dans l’exercice du sol, qui lui avait permis de remporter le titre à Frauenfeld, la gymnaste des Aminches pense avoir gagné en polyvalence: «Je suis toujours meilleure au sol, mais j’ai progressé dans les autres engins.» Il est temps d’écrire une nouvelle page d’histoire.

 

Bienne 2013

La 75e Fête fédérale de gymnastique a débuté hier à Bienne, avec un programme des plus cossus. Les compétitions se déroulent en effet sur deux longs week-ends, du jeudi au dimanche, pour les quelque 60 000 gymnastes attendus (et plus de 120 000 spectateurs).

Durant ce premier week-end ont lieu les concours individuels aux agrès et artistique, et de sociétés jeunesse (en 2007, le groupe jeunesse des Amis-Gymnastes d’Yverdon avait remporté la Division 4!).

Le deuxième week-end sera consacré à la gymnastique de société adultes et aux jeux nationaux (lutte, volley, lancer de pierre, etc.).

Entre-temps, de mardi à samedi, les Amis-Gymnastes d’Yverdon participeront chaque soir au gala. Soit cinq représentations devant 10 000 spectateurs sous une tente au bord du lac.

Les concours sont réservés aux gymnastes dès la catégorie 5, mais il n’y a pas de sélection, si bien que tout le monde peut s’y inscrire. «Aux Championnats suisses, ce sont un peu toujours les mêmes qui sont sélectionnés et donc les même spectateurs. A la Fête fédérale, cela permet aux parents et proches de gymnastes moins forts de venir voir de la gymnastique et, parfois, de découvrir», se réjouit Sandy Jaccard.

Infos: www.etf-ffg2013.ch; les CFF ont prévu quelque 900 trains spéciaux pour l’occasion.

Manuel Gremion