Logo

Initiative Weber: Sainte-Croix respire

12 novembre 2014

La cité nord-vaudoise pourra à nouveau construire des logements de vacances. Avec 45 autres localités, elle a été retirée de la liste des communes comprenant plus de 20% de résidences secondaires.

D’après les nouveaux calculs de l’Office fédéral du développement territorial, Sainte-Croix compte 4,6% de résidences secondaires. © Alain Gavillet

D’après les nouveaux calculs de l’Office fédéral du développement
territorial, Sainte-Croix compte 4,6% de résidences secondaires.

L’acceptation de l’initiative Weber, en mars 2012, avait été un véritable choc pour Sainte-Croix, qui se retrouvait alors placée sur la «liste noire» des communes comprenant plus de 20% de résidences secondaires. Une situation que les autorités de la localité nord-vaudoise avaient toujours contestée. Aujourd’hui, elles ne cachent pas leur soulagement. De nouveaux calculs, rendus publics hier, par l’Office fédéral du développement territorial (ARE), leur donnent raison. Le taux de résidences secondaires à Sainte-Croix se monte à 4,6%.

«Ce chiffre est enfin conforme à la réalité, se félicite Stéphane Champod, le secrétaire municipal. Nous allons pouvoir à nouveau octroyer des permis de construire pour des résidences secondaires, chalets ou appartements, et aller de l’avant.» Il ne s’explique pas comment le chiffre de l’Administration fédérale a pu passer de plus de 20% à moins de 5%: «Elle se basait peut-être sur d’anciens registres où, par exemple, les Petites Roches étaient vendues à des personnes de l’extérieur, alors que, maintenant, ces logements sont occupés par des gens qui y vivent à l’année.»

46 communes radiées

Outre Sainte-Croix, quarante-cinq autres communes suisses ont été retirées de cette «liste noire». Dans vingt-six cas, les localités ont prouvé qu’elles comptaient moins de 20% de résidences secondaires, comme Loèche et Collonges en Valais, Bex dans le canton de Vaud, La Brévine et Rochefort du côté de Neuchâtel, et Frutigen à Berne.

Les vingt autres ont baissé leur taux suite à une fusion, à l’image de Cerniat et Charmey, dans le canton de Fribourg, qui forment dorénavant la Commune de Val-de-Charmey. La prochaine adaptation de la liste par l’ARE est prévue en automne 2015. A noter que le Parlement planche toujours sur l’application de l’initiative Weber.

ATS

Yan Pauchard