Logo

«J’ai encore à apprendre sur moi-même»

15 octobre 2019 | Edition N°2602

Sacré champion de Suisse pour la quatrième fois consécutive samedi à Chaux-Neuve (F), Killian Peier ne veut pas s’arrêter là.

L’été a été chaud, l’hiver s’annonce bouillant. Killian Peier a bouclé la saison sur les tremplins «verts» par une nouvelle couronne nationale, lui qui avait déjà remporté les trois précédentes. «Je me sentais bien ces dernières semaines et je savais que j’aurais les moyens de défendre mon titre. Fallait-il encore que les conditions soient fair pour tout le monde.»  Elles l’ont été, sur l’élançoir de Chaux-Neuve, et le Sarrazin a devancé Simon Ammann et Gregor Deschwanden sur le podium, samedi, avant d’obtenir une médaille de bronze par équipes le lendemain avec Ski-Romand.

De quoi ponctuer une encourageante phase estivale, durant laquelle il a enchaîné les résultats prometteurs sur le circuit international. «La saison a été plutôt bonne, mais j’ai encore à apprendre sur moi-même et à gérer mon mental, assure le sauteur du Ski-Club Vallée de Joux. Au niveau technique, par contre, je me sens prêt.»

Prêt à affronter la saison d’hiver, celle qui compte plus que tout dans la discipline. Après quelques jours de repos, Killian Peier et les sauteurs suisses se rendront à Zakopane, en Pologne, pour s’entraîner sur un tremplin mixte, avec une trace en glace et une zone d’atterrissage pas encore recouverte de neige.

La Tournée en ligne de mire

Une phase de transition avant les grandes échéances. Dans l’ordre chronologique, la reprise de la Coupe du monde fin novembre en Pologne, les épreuves d’Engelberg, en Suisse en décembre, la Tournée des Quatre Tremplins dans l’enchaînement et, en toute fin de saison, les Mondiaux de vol à skis en Norvège.

«J’espère être constant dans mes performances et au meilleur de ma forme pour la Tournée», annonce le médaillé de bronze sur petit tremplin aux Championnats du monde disputés au mois de mars, par ailleurs excellent 10e du rendez-vous germano-autrichien de la période des fêtes, l’année dernière.

Manuel Gremion