Logo

«Je n’ai jamais imaginé un avenir ailleurs qu’au HC Yverdon»

27 novembre 2015

Hockey – 2e ligue – Aymeric Descheneaux, 19 ans, se livre avec authenticité et simplicité sur la fidélité vouée à son club de coeur. Rencontre.

Décontracté, l’attaquant est aussi à l’aise sur la glace que devant l’objectif. © Simon Gabioud

Décontracté, l’attaquant est aussi à l’aise sur la glace que devant l’objectif.

Il a donné rendez-vous dans les vestiaires de la patinoire d’Yverdon-les-Bains. C’est là que l’on retrouve Aymeric Deschenaux, une fin d’après-midi maussade de novembre. Sur le banc, entre patins, plastron, gants et casque, il s’assoit à sa place, par réflexe, sous le numéro 22 qui porte son nom. «Désolé pour le désordre, c’est tout moi ça», avoue volontiers l’attaquant du HCY, d’un ton amusé. Cette pièce, il la connait bien, très bien même. Et pour cause. S’il patine pour les couleurs de la première équipe, il joue également avec les juniors du club: «Avec trois entraînements par semaine et, en moyenne, deux matches le week-end, cette patinoire, c’est un peu ma deuxième maison.»

Dire que le HC Yverdon et le hockey sur glace en général tiennent une place importante dans son coeur est un doux euphémisme, tant Aymeric Deschenaux voue une passion débordante pour son sport. «J’ai commencé le hockey à l’âge de 4 ans, ici-même, dans cette patinoire. Gamin, je venais également assister aux matches de la première équipe. J’avais déjà comme rêve d’y jouer un jour», se souvient, non sans émotion, l’Yverdonnois pure souche. Après une parenthèse de trois ans au Lausanne HC et une saison avec les juniors du HC Vallorbe, Aymeric Deschenaux a fait le choix d’un retour dans la Cité thermale. «Au-delà de l’aspect pratique de jouer dans la ville où je réside, c’était le choix du coeur avant tout. Mes amis et ma famille y habitent. C’est un lieu où je me sens chez moi. Lorsque j’ai eu l’opportunité de porter le maillot à la fois des juniors et de la première équipe, je n’ai pas hésité», lance le gaucher.

«Je crois au projet»

Au printemps dernier, suite à la relégation volontaire du club en 2e ligue, Aymeric Deschenaux avoue avoir été contacté par d’autres équipes, notamment de 1re ligue. Néanmoins, la question de quitter ses coéquipiers -pourtant légitime au vu de son talent, sa polyvalence et sa jeunesse- ne s’est pas posée. «Si j’ai reçu quelques offres, je n’ai jamais imaginé un avenir ailleurs qu’au HC Yverdon.» L’aspiration d’un retour, à moyen terme, en 1re ligue semble parfaitement lui convenir. Mieux, il le défend et s’en réjouit. «Je crois au projet du club et souhaite y contribuer, assure-t-il. Prendre de l’expérience et de l’assurance dans mon jeu pour, dans quelques saisons, jouer dans la ligue supérieure avec Yverdon est ma priorité. Je ne me vois pas aller ailleurs.»

En matière de résultats, la situation actuelle de la première équipe (5e après dix rondes) n’est pas optimale. L’ailier yverdonnois ne s’en cache pas, mais se veut rassurant. «Nous avons fait preuve de trop de suffisance, notamment lors des premiers matches. Aujourd’hui, une qualification pour les playoffs reste l’objectif minimal et, pourquoi pas, terminer la saison un titre à la clé.»

 

Place au leader

Pour le compte de la 11e journée de championnat, le HC Yverdon reçoit le leader, SenSee, demain à 17h45. Dans un match qui s’annonce compliqué, les hommes de Jiri Rambousek pourront s’appuyer sur leur victoire probante (7-2) glanée, la semaine passée, sur la glace du HC Bulle-La Gruyère. Avec 10 points au classement, le HCY pointe en milieu de tableau.

A noter qu’après le match, dès 20h30, le club organise son traditionnel skateathon. «Tout le monde est le bienvenu, la patinoire se transforme», s’enthousiasme l’organisatrice de l’événement, Sabrina Panattoni. Disco sur glace dès 21h30.

Simon Gabioud