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Jugés dangereux, des jeux ont disparu

5 novembre 2018 | Edition N°2367

Yverdon-les-Bains –  Des installations destinées aux enfants ont été démontées dans les préaux de quatre collèges de la ville. Un expert a identifié des problèmes sécuritaires.

«Certains jeux présentaient des dangers pour les enfants. L’expert a préconisé de les fermer, ce que nous avons fait», a annoncé la municipale des Bâtiments Gloria Capt, jeudi dernier, en réponse à une question du conseiller communal Daniel Cochand. Depuis deux semaines, les petits habitués des places de jeux situées dans les préaux des collèges de Fontenay, de Montagny, de Pierre-de-Savoie et des Prés-du-Lac sont privés de leur toboggan. Quatre structures ont été démontées durant les vacances d’automne, par mesure de sécurité.

Le problème a été découvert au détour de la dernière inspection menée par une société mandatée deux fois par année par la Ville pour examiner ses espaces ludiques. «Au contrôle précédent, ça jouait», a relevé Gloria Capt, expliquant que la Commune n’a pas tergiversé lorsque l’expert a rendu son dernier rapport. «C’est un problème de santé publique», a-t-elle assuré.

Chef du Service des bâtiments, Thomas Czáka a, pour sa part, expliqué que, de manière générale, les places de jeux situées dans le périmètre des établissements scolaires souffraient davantage que celles implantées dans le reste de la ville. «On est confrontés à des dégradations plus importantes, essentiellement dues à des déprédations», a-t-il indiqué, précisant que les quatre structures concernées étaient en place depuis au moins onze ans.

Si des mesures préventives ont été prises, reste à savoir si la Ville, qui n’avait pas prévu pareille dépense, pourra offrir de nouvelles infrastructures aux petits Yverdonnois. Ceux-ci peuvent d’ores et déjà se réjouir de l’installation d’un nouveau jeu dans le préau du collège Pierre-de-Savoie, l’an prochain. La Commune, qui entend également rééquiper les autres sites, a toutefois saisi l’occasion de lancer une réflexion sur les équipements nécessaires et la localisation des espaces ludiques dans une perspective «durable et environnementale», selon Thomas Czáka.

Caroline Gebhard