Logo

La région fixe ses contours pour les 15 ans à venir

20 décembre 2018 | Edition N°2400

Nord vaudois  –   L’Association pour le développement du Nord vaudois a présenté, hier, son Plan directeur régional, qui devrait être adopté l’an prochain par les autorités. Le dossier est consultable jusqu’au 15 février.

Depuis plus de trois ans, l’Association pour le développement du Nord vaudois (ADNV) en partenariat avec les communes, les responsables techniques et les services cantonaux, sue pour élaborer son Plan directeur régional (PDR) pour les quinze prochaines années. Au total, plus de 300 acteurs ont participé à l’élaboration de ce volumineux dossier qui compte plus d’une centaine de pages, une cinquantaine de cartes et plusieurs tableaux synthétiques.

Pour élaborer cette nouvelle mouture, l’ADNV s’est appuyée sur la Stratégie régionale d’aménagement (2006) et a défini cinq enjeux principaux qui attendent la région. Si, pour l’instant, on ignore encore les effets de la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT), il est important d’avoir une vision de planification «par-delà les frontières communales», souligne Pierre Imhof, chef du Service du développement territorial (SDT) du canton.

Selon lui, le PDR est un «outil facilitateur» pour les communes. «Celles qui croient qu’elles peuvent s’en sortir seules se trompent, souligne-t-il. La difficulté consiste à se mettre d’accord.»

Au niveau cantonal, le Plan directeur régional du Nord vaudois est le plus avancé. Ceux de Morges, du Gros-de-Vaud et de la Broye-Vully sont, quant à eux, en cours d’élaboration.

Le dossier est consultable jusqu’au 15 février prochain. Des remarques, des observations et des suggestions peuvent être déposées auprès de l’ADNV. Si tout va bien, les organes délibérants et les exécutifs communaux se prononceront sur cet objet dans le courant du mois de juin prochain. Si l’objet est refusé par certaines communes, cela n’empêchera pas les autres de l’appliquer, car l’objectif consiste à déployer des efforts communs.

Patrimoine

Selon le PDR du Nord vaudois, la région possède des paysages «variés et remarquables» qu’il est nécessaire de préserver. «L’urbanisation, la modification des pratiques agricoles et les énergies renouvelables telles que les éoliennes ont un impact sur le paysage», indique Yves Pellaux, président du comité de pilotage et syndic de Pomy.

Si le patrimoine paysager et naturel doit être protégé, il est également important d’accompagner les communes lors «des travaux d’amélioration foncière». Par exemple, «il faut préserver les anciennes fermes et respecter le cachet du bâtiment en cas de rénovation», indique Yves Pellaux.

Emploi

L’attractivité du Nord vaudois se caractérise par un bon ratio d’emplois par habitant. Même si le nombre d’emplois dans le secteur primaire a diminué au cours des dernières décennies, il est deux fois plus important que la moyenne cantonale.

Dans le secteur secondaire, il est nécessaire de promouvoir des infrastructures dans des zones d’activités stratégiques et de renforcer la présence des entreprises situées dans des centres régionaux périphériques comme Vallorbe ou Sainte-Croix.

Mobilité durable

Selon le PDR, la mobilité doit être maîtrisée, même si la circulation est «moins compliquée» que sur l’arc lémanique. Certaines communes sont en effet confrontées à des bouchons aux heures de pointe.

A l’avenir, la région souhaite favoriser la mobilité douce et encourager les usagers à prendre les transports publics, afin de «décongestionner» le trafic. Par ailleurs, de nouvelles infrastructures sont prévues pour les véhicules électriques ainsi que la mise en place de réseaux de recharge.

Densité des centres

Dans le Nord vaudois, l’offre en matière de logements est insuffisante. Selon Yves Pellaux, la «structure familiale» a évolué et cela a un impact sur les habitations, dont la taille et la disponibilité ne correspondent plus aux besoins actuels.

Par ailleurs, il est nécessaire de développer de nouveaux services et de renforcer le dynamisme des centres locaux comme Baulmes, Concise et Romainmôtier.

Gestion des ressources

L’une des mesures en matière de gestion durable consiste à préserver les terres noires de la plaine de l’Orbe, rendues cultivables grâce aux travaux de correction des eaux du Jura à la fin du XIXe siècle.

La région des Trois-Lacs est réputée pour sa production maraîchère, mais des mesures doivent être prises pour protéger les sols existants.

Plus d’informations sur: www.adnv.ch/communes/pdr/consultation/

Valérie Beauverd