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La vague verte ne touche pas le Comptoir

9 décembre 2019 | Edition N°2641

Alors que 80% des stands de la foire commerciale de l’édition 2020 ont déjà été attribués, de grandes tendances se dessinent.

Si la majorité de la population a le regard rivé sur les fêtes de fin d’année, c’est vers le printemps 2020 que le comité du Comptoir du Nord vaudois concentre déjà toute son énergie. Soucieux de diversifier les profils des exposants, ce dernier doit se rendre à l’évidence: actuellement, la vague verte ne s’abat pas sur leur évenement.

Alors que l’année 2019 a été marquée par l’irruption du militantisme écologique au niveau mondial, les responsables de la foire n’ont encore trouvé aucun vendeur de vélo désireux de s’installer chez eux. Curieux, alors que la mobilité douce à la cote. «L’année dernière, nous avions multiplié les téléphones pour ne finalement trouver qu’un seul vendeur», déplore le président Pierre Gasser. Une situation qui, pour un événement organisé au printemps, dans une ville plate, laisse sans voix Eric Morleo, responsable communication: «Certains vendeurs disent qu’ils n’ont pas le temps, mais il suffirait d’ouvrir le magasin le matin, de fermer à midi et de venir offrir l’apéro chez nous, et ça marcherait impeccable.»

Le comité aimerait aussi que d’autres domaines tels que les outils de bricolage, les jouets pour enfants ou la mode féminine puissent être couverts: «Notre but est d’avoir une belle diversité», relève Stéphane Saudan, qui a la lourde tâche de garantir le montage de la manifestation.
Reste un domaine où le succès du Comptoir ne se dément jamais: le vin! «Dans ce secteur, on doit refuser des inscriptions. Nous apprécions les produits de la vigne et prenons plaisir à mettre en avant les producteurs de la région, mais nous n’avons pas vocation à devenir Vinea 2», rigole Pierre Gasser.

Reste que malgré ces ajustements, le comité se montre optimiste à une quinzaine de semaines de l’événement phare: «Chez nous, les gens savent qu’ils entrent gratuitement et consomment à des prix sembables à ceux qu’ils trouvent en ville. Nous aurons de plus une zone calme dédiée à l’art. Il y en aura pour tout le monde.»

Raphaël Pomey