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La volonté sans faille des Bavoisans tient YS en échec

14 octobre 2019 | Edition N°2601

Petit poucet du derby nord-vaudois, le FC Bavois a arraché le nul (2-2) chez l’ogre yverdonnois, samedi en toute fin de rencontre.

«Nous n’avions pas vraiment le choix, il nous fallait une défense à cinq joueurs. C’est un système que nous ne jouons pas souvent, nous l’avons travaillé exprès cette semaine, glissait un Bekim Uka qui ne cachait pas son sourire, à la suite du «mauvais tour» que Bavois venait de jouer à son voisin yverdonnois.

Entrés fort dans le match, les Bavoisans ont cueilli les joueurs de la Cité thermale à froid en début de rencontre. L’engagement des hommes de Bekim Uka s’avérait rapidement payant, puisqu’Adrian Alvarez trompait Kevin Martin à la 9e minute, ouvrant le score pour les siens. Passé le premier quart d’heure de jeu, les Yverdonnois retrouvaient quelque peu leurs esprits, se ménageant plusieurs occasions. Mais le FCB

ne pliait pas pour autant, parvenant toujours à s’interposer du pied ou de la tête dans les seize derniers mètres pour maintenir leur avantage. «Nous avons fait ce que nous ne devions pas faire en première mi-temps en manquant à la fois d’humilité et d’agressivité», relevait le technicien Anthony Braizat

Au retour des vestiaires, les Yverdonnois allaient toutefois durcir le ton. L’égalisation tombait à la 52e minute, alors qu’une faute de Timothie Zali dans la surface offrait un penalty à YS, transformé par Christos Aravidis. Les hommes d’Anthony Braizat allaient alors multiplier les occasions et tenter de faire parler leur supériorité technique et physique. En vain. Les Bavoisans, bien décidés à ne rien lâcher, allaient tenir bon, leur portier Robin Enrico en tête.

Une solution venue du banc

L’entrée de Fabio Morelli, à la 68e minute, allait cependant offrir de nouvelles perspectives aux Yverdonnois. L’attaquant se heurtait une première fois au poteau bavoisan, avant de permettre aux siens de prendre enfin l’avantage, à moins de dix minutes de la fin du temps réglementaire, provoquant une explosion de joie parmi les supporters des Verts.

Mais les hommes d’Anthony Braizat n’allaient cependant pas parvenir à se mettre totalement à l’abri. «Nous avons eu les occasions pour mettre un troisième but, voire même un quatrième, mais nous avons été incapables de les concrétiser, lâchait l’entraîneur yverdonnois. Quand nous n’entrons pas sur le terrain avec le bon état d’esprit, nous sommes une équipe normale, à la portée de nos adversaires.»

Jetant leurs dernières forces dans la bataille, les joueurs du FCB allaient alors tout mettre en œuvre pour ne pas repartir bredouille du stade municipal. Le portier bavoisan allait même quitter sa surface pour venir prêter main forte à ses coéquipiers dans les seize mètre yverdonnois. Et les hommes de Bekim Uka auraient eu tort de ne pas y croire jusqu’au bout, puisque Adrian Alvarez allait une nouvelle fois faire trembler les filets à la 96e minute, permettant à sa formation d’arracher un point face au leader de Promotion League.

«Tant le résultat que la performance d’équipe sont très satisfaisants, se réjouissait Robin Enrico. Nous avons su respecter les consignes du coach et rester compacts. La deuxième mi-temps a été plus compliquée car nous étions à bout depuis la 70e minute déjà, mais nous avons tenu tout ce que nous pouvions. Nous savions qu’YS ne nous craignait pas pour notre jeu mais pour notre envie de gagner, et nous avons su répondre présents mentalement. Cela fait du bien de prendre ce point!»

 

Les réactions des acteurs de la rencontre

Adrian Alvarez (FC Bavois): «L’idée était de surprendre YS en jouant à cinq derrière. Ça a bien marché les quinze premières minutes, nos adversaires n’étaient pas dans le match et cela nous a permis de mener rapidement 1-0. Les Yverdonnois ont beau être en tête du classement, nous n’étions clairement pas venus ici en nous disant que nous n’avions aucune chance. Ensuite, avec un but d’avance à la mi-temps, nous savions que tout était possible. Ça a été plus compliqué pour nous en deuxième mi-temps, surtout sur le plan physique, mais nous y avons crû jusqu’au bout. Dans les derniers instants de la rencontre, Arnaud Bühler nous a dit c’est bon, on peut le faire. Nous sommes tous montés et ça a payé, même s’il y a eu un moment de flou car on ne savait pas si le goal avait été validé ou s’il allait y avoir un penalty, puisque Sébastien Le Neün avait dévié le ballon de la main. Au final, ce résultat est une preuve de plus que Bavois sait toujours se relever. Et si on arrive à faire 2-2 contre une équipe de l’acabit d’YS, c’est que l’on peut gagner contre tout le monde.»

Fabio Morelli (Yverdon Sport): «Au vu du déroulement du match, nous ne pouvons pas nous contenter d’avoir pris un point, nous sommes bien évidemment déçus d’en avoir perdu deux. Je ne pense pas que nous ayons sous-estimé Bavois, Nous nous sommes plutôt mis dans cette situation tous seuls. Quand on n’a qu’un seul but d’avance, on sait que l’on n’est jamais à l’abri. Après avoir pris l’avantage, nous étions en confiance. Nous aurions dû prendre le large et tuer le match. Au lieu de cela, nous avons subi quelques longs ballons des Bavoisans en fin de rencontre, nous avons été obligés de défendre et nous les avons laissés revenir. À titre personnel, je suis plutôt content de mon match et de mon impact sur celui-ci. Je réalise une bonne entrée et c’est quelque chose de positif d’avoir des remplaçants qui marquent quand ils entrent en cours de jeu. Cela montre que tout le monde est concerné. Maintenant, il va falloir continuer de travailler, même si nous sommes toujours en tête du classement après ce nul. Nous devons nous focaliser sur notre prochain match contre Brühl.»

 

Yverdon Sport – Bavois 2-2 (0-1)

Buts: 9e Alvarez 0-1; 53e Aravidis, pen. 1-1; 82e Morelli 2-1; 96e Alvarez 2-2.

Yverdon: Martin; Maroufi, Sejmenovic, Le Neün, Vumbi; Caslei, Kabacalman (83e Lusuena), Zeneli (68e Morelli); Peyretti (81e Djacko), Aravidis (62e Ciarrocchi), Ninte. Entraîneur: Anthony Braizat.

Bavois: Enrico; Kurtic, Zali, Bühler, Dangubic; Chavanne (86e Savic), Bovay (78e Djalo), Demiri (90e Ndebele); Alvarez, Begzadic, Gauthier. Entraîneur: Bekim Uka.

Notes: stade municipal, 704 spectateurs. Arbitrage de Tobias Thies, qui avertit Aravidis (27e, jeu dur), Chavanne (37e, antijeu), Zali (52e, jeu dur), Begzadic (56e, antijeu), Maroufi (61e, jeu dur) et Enrico (75e, réclamations).

Muriel Ambühl