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Le lac de Joux victime de sécheresse

10 octobre 2017 | Edition N°2098

Vallée de Joux – Le manque de perturbations de ces dernières semaines se fait même sentir chez les Combiers. Et le groupe Romande Energie avoue enregistrer une perte de production de 40% par rapport à l’année dernière, sur ce site.

Pégase, l’oeuvre d’André Lasserre, est désormais accessible à pied. ©Michel Duperrex

Pégase, l’oeuvre d’André Lasserre, est désormais accessible à pied.

Depuis quelques semaines, la sécheresse perdure et le niveau d’eau du lac de Joux est particulièrement faible en cette saison automnale, selon plusieurs témoins. «C’est fréquent avant l’hiver», affirme l’une des serveuses du tea-room du Pont, situé sur les quais.

«L’origine de ce phénomène est due à une période de sécheresse qui dure depuis le mois de juillet dernier. L’interdiction générale de pompage des eaux vaudoises à but d’arrosage agricole, décrétée début juillet, n’a d’ailleurs pas encore été levée, explique Philippe Hohl, chef de la division ressources en eau et économie hydraulique au sein de la Direction générale de l’environnement (DGE). Il faut aussi noter que Romande Energie a turbiné, ces deux derniers mois, les eaux du lac en vue de garantir les débits minimums de l’Orbe dans la plaine, en aval d’Orbe. Ce turbinage, imposé à Romande Energie, est très modeste et n’est clairement pas la cause du niveau actuellement bas du lac mesuré à la cote 1003, 39 mètres d’altitude. Il est à noter qu’en 2009 et en 2011, le niveau était, même plus bas à pareille époque.»

 

Pluviométrie défavorable

 

Plusieurs bateaux sont échoués sur les rives du lac. ©Michel Duperrex

Plusieurs bateaux sont échoués sur les rives du lac.

Les installations du groupe comprennent, en cascade, la centrale de La Dernier (construite pour réguler les lacs de Joux et de Brenet), celle des Clées et celle de Montcherand. «Au bout de cette cascade, Romande Energie est tenue de garantir un débit de restitution de l’Orbe de 2,5 m3 par seconde», indique Caroline Monod, chargée de communication pour Romande Energie. Ainsi, la centrale de La Dernier (ndlr : elle est située en première ligne) est également utilisée pour soutirer de façon naturelle un volume permettant de compenser le déficit hydrométrique constaté.»

Par ailleurs, «la pluviométrie particulièrement défavorable en début d’année a fait chuter la part de production propre du groupe de 40% par rapport à l’an dernier», précise Caroline Monod.

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Valérie Beauverd