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Laura Marendaz séduit le Panathlon d’Yverdon

23 janvier 2014

Unihockey – Première Romande de l’histoire en équipe nationale, la jeune joueuse de Cheseaux-Noréaz a reçu le Prix 2013 du club-service sportif. Une récompense qu’elle a accueillie avec une certaine surprise et «un peu de fierté».

Denis Roux et Bertrand Carrard entourent Laura Marendaz, récipiendaire du Prix panathlonien 2013.

Denis Roux et Bertrand Carrard entourent Laura Marendaz, récipiendaire du Prix panathlonien 2013.

Laura Marendaz est une pionnière. Mais, plongée dans un quotidien dont la rythme n’a rien à envier à celui des matches qu’elle dispute, elle ne s’en rend même pas vraiment compte. C’est donc «surprise» qu’elle a répondu au téléphone lui demandant de se présenter avant-hier à La Prairie pour recevoir le Prix panathlonien 2013.

Une distinction qui n’est pas volée. La jeune femme de bientôt 21 ans est devenue, l’année dernière, la première Romande de l’histoire à être sélectionnée en équipe nationale A de unihockey, une discipline beaucoup plus développée de l’autre côté de la Sarine. Un exploit, donc, mais Laura Marendaz ne s’attendait pas pour autant à être portée aux nues dans sa région d’origine. Mais ce sont bien les gens d’ici qui lui font prendre conscience du caractère insolite de son parcours. «Au quotidien, je ne m’en rends pas compte, je n’y pense pas», souligne-t-elle, tout en admettant éprouver «un peu de fierté» quand on lui demande comment elle a accueilli son Prix panathlonien.

L’année dernière, cette récompense avait été attribuée à l’ancien pilote de motocross Benoît Thévenaz, couronné peu avant Personnalité de l’année 2012 par les lecteurs de La Région. Egalement nominée dans ce cadre, Laura Marendaz a, elle, terminé deuxième, derrière le joueur de badminton Anthony Dumartheray, ce qui témoigne d’une belle reconnaissance du public. «Cela me fait plaisir de voir que les gens suivent un peu ce que je fais, même si je ne pratique pas un sport très médiatisé par ici», sourit-elle.

S’affirmer comme titulaire

Humble et d’apparence réservée, Laura Marendaz n’en est pas moins une sportive de premier plan. En 2013, elle a été intégrée au cadre de l’équipe nationale A, où elle a cumulé huit sélections et marqué trois buts. Pour autant, elle n’a pas été retenue dans la sélection pour les Mondiaux. D’où son prochain objectif. «Je veux m’affirmer comme une titulaire à part entière de cette équipe», annonce la jeune citoyenne de Cheseaux-Noréaz.

Du Nord vaudois, elle gagne tous les jours Lausanne, où elle fait des études pour devenir physiothérapeute, avant de souvent rallier la capitale, où elle évolue en Ligue nationale A sous les couleurs des Wizards de Berne-Berthoud. En résultent des journées à rallonge, qui ne lui laissent guère le loisir de souffler. «J’ai peu de temps à consacrer à ma famille et à mes amis, c’est vrai, admet-elle. Et je dors peu !»

Mais elle consent à ces efforts pour son plaisir. Et puis c’est tout. On ne rêve pas d’une carrière pro en unihockey, pour la simple et bonne raison que cela n’existe pas. «Peut-être qu’il y a quelques joueuses professionnelles en Suède», s’interroge Laura Marendaz, qui n’aspire qu’à continuer de mettre son grain de sel romand dans la marmite de l’unihockey suisse d’élite. Le tout en s’accrochant à ses valeurs : esprit d’équipe et combativité. De quoi enthousiasmer Bertrand Carrard, président du Panathlon d’Yverdon : «Les valeurs, voilà qui est important. Nous espérons qu’elles permettront à Laura Marendaz d’aller loin !» Que souhaiter d’autre à une pionnière ?

 

Renouvellement du comité du Panathlon

Pas de nouveau président

L’assemblée générale qui précédait la remise du Prix panathlonien aurait dû permettre à Bertrand Carrard de passer la main. Arrivé au terme de ses deux ans de présidence, durée du mandat prévue par les statuts du club, il avait pris quelques contacts dans ce sens en amont de la réunion, sans succès. Devant la cinquantaine de membres présents, il a donc réitéré son appel aux candidatures, sans que personne ne se propose. Une situation délicate, qui a provoqué l’agacement de quelques anciens. «Ce n’est quand même pas à nous de revenir, s’est exprimé l’un d’entre eux. C’est navrant que personne ne se dévoue.»

Au final, une solution transitoire a été trouvée. Bertrand Carrard a accepté un nouveau mandat de deux ans, tandis qu’Olivier Saugy a accepté de l’épauler en qualité de vice-président. Il avait déjà fait partie du comité par le passé et s’est proposé de le réintégrer «pour rendre service au club». Il a été chaleureusement applaudi.

Lionel Pittet