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Le FC Baulmes passe à l’attaque

9 mars 2011

Fabian Salvi s’est attaché les services d’un célèbre avocat genevois, afin de «faire valoir ses droits».

Le Stade, construit durant l’hiver 2006-2007, est au coeur du problème.

Le Stade, construit durant l’hiver 2006-2007, est au coeur du problème.

Les cinq municipaux de Baulmes, ainsi que le président du Conseil communal, ont sans doute été surpris de recevoir un courrier, daté du 23 février, de la part d’Alec Reymond, un célèbre avocat genevois, lequel se dit «occupé à l’examen du déconcertant dossier concernant le stade de Baulmes» et intervenant en «qualité de conseil du FC Baulmes et de Monsieur Fabian Salvi». Le contenu de ce courrier? Une mise en cause du syndic Julien Cuérel, au moyen de quatre courriers que ce dernier a adressé à divers interlocuteurs. Ces lettres n’ont été signées que par le syndic, alors que Maître Reymond estime que «deux signatures sont nécessaires pour engager la Commune». La Municipalité est donc invitée à prendre position et à déclarer si elle se sent «liée» ou pas à ces courriers. Maître Reymond et le FC Baulmes préparent ainsi le terrain pour une action ultérieure, destinée à faire valeur ce qu’ils estiment être leurs droits, notamment en ce qui concerne le stade. Fabian Salvi et le FC Baulmes veulent reprendre l’histoire du stade depuis le début, afin de définir les différentes responsabilités et iront jusqu’au bout, c’est une certitude.

En résumé, si le stade appartient à la Commune, alors, d’après Fabian Salvi, celle-ci doit le payer, et Maître Reymond s’appuie notamment sur un courrier daté du 19 octobre 2007 et signé par Julien Cuérel, syndic, lequel stipule que «le rachat du stade sera également opéré si la Fondation ne remplit pas ses obligations».

La Municipalité de Baulmes va donc répondre à Maître Reymond. La réaction du syndic: «Il n’y a rien dans ce courrier, et je ne souhaite pas m’exprimer beaucoup plus. C’est vrai, Fabian Salvi m’attaque, je trouve cela simplement regrettable.»
Le président du FC Baulmes a décidé de passer à l’offensive et le feuilleton ne fait sans doute que (re)commencer…

Timothée Guillemin