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Le plan de Bryan Zooler

11 janvier 2017 | Edition N°1910

Skicross – Le Combier a pour objectif de finir parmi les meilleurs de Coupe d’Europe, cet hiver, en suivant le chemin tracé par ses prédécesseurs des cadres suisses.

Le Combier fréquente régulièrement le Best Body Fitness d’Yverdon, où il trouve les machines pour entraîner les départs. ©Michel Duperrex

Le Combier fréquente régulièrement le Best Body Fitness d’Yverdon, où il trouve les machines pour entraîner les départs.

D’une machine à l’autre, d’une position à la suivante, et ainsi de suite. Dans la salle de musculation, Bryan Zooler vogue dans son monde. Son autre monde, après celui de la glisse, pour lequel il façonne son corps au quotidien. Entre la fin de l’année dernière et le début de la présente, le spécialiste de skicross du Sentier a peaufiné sa forme la plupart du temps en plaine, en vue de la période la plus chargée de son calendrier.

Celle-ci débute cette semaine et se terminera fin mars. «Le reste de l’année, je suis bien plus souvent dans un fitness que sur les pistes. Presque tous les jours, en fait», concède-t-il, tout sourire derrière sa barbe de hipster des glaces au goût du milieu. Le Combier bénéficie du statut de sportif d’élite au sein de l’Armée. Il a, ainsi, pu s’entraîner à Macolin durant l’été.

A 22 ans, Bryan Zooler fait partie des cadres C de Swiss-Ski pour la troisième saison consécutive. «Je n’ai pas été assez régulier l’hiver dernier pour être promu», souligne celui qui a tout de même terminé 5e des Championnats de Suisse et 19e du général de la Coupe d’Europe (CE), avec quelques coups d’éclat, en mars de l’année passée.

Rien ne presse. Il fait toujours partie des jeunes des cadres et continue sa progression. Son excellente performance en ouverture de saison -une 6e place en CE à Pitztal, en Autriche-, lui a permis de prendre des départs en Coupe du monde à Val Thorens, en France, et à Arosa, courant décembre. Mais son incursion parmi l’élite devrait s’arrêter là pour cet hiver. «Même si je vais plus vite que d’autres, l’entraîneur national a des plans personnalisés pour chacun. Pour le moment, Walter Alber souhaite que je m’élance en Coupe d’Europe, affirme Bryan Zooler. Ça me permet de skier plus et de gagner en expérience avant de passer à l’échelon supérieur.»

La piste est tracée

Un chemin que d’autres, avant lui, ont emprunté avec succès. Brillants sur le plan continental l’hiver précédent, le Bernois Ryan Regez (1er) et le Vaudois de Gryon Romain Détraz (5e) s’illustrent désormais sur le grand circuit. Les modèles à suivre ne manquent pas au sein d’un cadre suisse de premier plan. Les podiums réguliers en témoignent. «Le niveau de l’équipe est très compact. C’est grâce à l’excellent entraîneur de Coupe d’Europe. Il a fait progresser de nombreux skieurs et, désormais, la relève des Fiva et Niederer arrive », affirme le Nord-Vaudois, qui est entre de bonnes mains.

S’il a terminé au-delà de la 40e place lors des épreuves de Coupe du monde, Bryan Zooler n’était «pas à la ramasse», devant partir avec un gros dossard dans les manches de qualifications. Ce ne sera pas le cas en Coupe d’Europe, où il espère figurer dans le top 3 au bilan final. Le spectacle reprend cette semaine avec deux courses à Val Thorens, dès aujourd’hui. «Ils ont avancé les épreuves à cause des chutes de neige», précise celui qui s’est préparé pour arriver au sommet de sa forme dès à présent. Pour les choses sérieuses.

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Manuel Gremion