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Le retour sur scène du trompettiste

4 novembre 2014

Portrait des candidats à la Municipalité 2/3: Stéphane Balet a créé la surprise en annonçant sa candidature. Mais plus qu’une entrée en scène cette dernière est bel est bien l’annonce du retour de l’un des artisans de l’actuelle majorité de gauche.

Stéphane Balet devant le stand du Parti socialiste sur la place Pestalozzi, véritable coeur de la campagne. © Nadine Jacquet

Stéphane Balet devant le stand du Parti socialiste sur la place Pestalozzi, véritable coeur de la campagne.

Il le sait, dans un premier temps, son intérêt pour la candidature à la Municipalité en a surpris plus d’un. «En tous les cas, c’est vrai que je n’ai pas beaucoup entendu mon nom au moment des pronostics», lâche, dans un sourire en coin, Stéphane Balet. Inattendue, donc, cette soudaine volonté d’occuper le devant de la scène. Mais, finalement, pas si surprenante que ça, à bien y réfléchir. Car, à 47 ans, celui qui sera le défenseur du siège socialiste laissé vacant suite à l’annonce de la démission de l’actuel syndic Daniel von Siebenthal, prépare bien moins une entrée en scène qu’un véritable retour.

C’est qu’avant de se mettre «un peu plus en retrait», parce qu’il jugeait alors «important de laisser aux autres membres du parti la possibilité de défendre ce qu’ils jugeaient être bien», Stéphane Balet a, entre autres, été président du PS yverdonnois entre 2008 et 2012, années durant lesquelles la formation politique a gagné son troisième siège à la Municipalité et repris la syndicature. Un parti socialiste qu’il a d’ailleurs intégré au début des années 2000, suite, là aussi, à un retour. Celui dans la Cité thermale.

Lié à Yverdon

Une ville dans laquelle, enfant, il a effectué l’entier de ses écoles primaires avant de déménager à Neuchâtel, pour des raisons familiales. «Puis j’y suis revenu, afin de suivre ma formation de mécanicien-électronicien, au sein du Centre professionnel du Nord vaudois», se souvient-il.

Une Cité thermale à laquelle le destin semble s’acharner à vouloir le lier, puisque, bien des années plus tard, «la trentaine alors bien tassée », et désormais père de famille, c’est de ce côté-là du lac de Neuchâtel qu’il déposera définitivement ses valises. «Un peu par hasard, c’est vrai, parce que nous cherchions à acheter un logement et que, après avoir écumé la région, c’est ici que nous avons trouvé l’objet convoité», explique Stéphane Balet.

Un déménagement qui coïncidera, aussi, avec son entrée en politique. «Parce que c’était le moment. Je ne me suis pas engagé à vingt ans car, à ce moment, j’avais d’autres choses à faire. Mais là, je savais que je m’installais durablement dans cette ville, que mes enfants allaient y grandir, alors j’ai eu envie de m’y impliquer.»

Le bon moment pour s’engager

Et il choisira le Parti socialiste, «par conviction». Parce qu’«issu d’une famille modeste», au bénéfice d’une seconde formation d’ingénieur ETS en microélectronique, suivie en cours d’emploi, les valeurs défendues par cette formation, au sein de laquelle l’un de ses modèles se prénomme Pierre-Yves Maillard, lui correspondaient. Un engagement politique qu’il a dès lors partagé avec l’une de ses autres passions qu’est la formation. Celle, notamment, des candidats aux concours SwissSkills et WorldSkills, sorte d’olympiades des métiers, pour lesquelles Stéphane Balet prépare et encadre les candidats.

Une expérience qui lui a donné ce goût de mener des projets d’envergure, «de se fixer des objectifs». Comme celui de prétendre à un siège à la Municipalité? «Je sais juste que c’est le bon moment, tant professionnellement que personnellement. Mes enfants sont grands et j’ai donc la possibilité de m’engager pleinement», assure l’adepte d’escalade et de montagne qui, en bon trompettiste qu’il est, compte bien démontrer qu’il est capable de jouer, sans fausse note au sein de la Municipalité.

 

Ses priorités pour la ville

Des logements: «Il est important que l’on développe l’offre de logements à prix modérés et intégrés dans la ville pour ne pas construire des ghettos».

Structures d’accueil: «Je m’investirai pour la création de places de crèches supplémentaires ainsi que des structures d’accueil parascolaire».

Croissance: «Il important de ne pas subir la croissance de la Ville, mais de l’accompagner en développant les aménagements urbains au sens large et de faciliter les déplacements de tous ».

 

Nom: Balet

Prénom: Stéphane

Parti: PS

Age: 47 ans

Etat civil: marié, père de deux enfants

Profession: formateur au sein de l’Ecole technique et des métiers de Lausanne

Entrée au Conseil: 2002

Raphaël Muriset