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L’enseignement continuera à se faire en classe jusqu’au début de l’année prochaine
Portes ouvertes du CPNV. © Carole Alkabes-archives

L’enseignement continuera à se faire en classe jusqu’au début de l’année prochaine

18 novembre 2020

Vaud – Peu d’écoliers, d’étudiants et d’apprentis ont été testés positifs et les tests rapides permettent d’éviter les quarantaines collectives, estime le Canton. Il n’envisage donc pas de recourir à l’enseignement à distance.

L’école n’est pas un lieu de forte transmission du coronavirus, écrit mercredi le Département vaudois de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC). Le risque de contagion y est faible et les mesures en place sont efficaces.

Grâce à la mobilisation des infirmières scolaires, des équipes mobiles de tests rapides sont fonctionnelles pour éviter des quarantaines longues et parfois inutiles qui éloignent les élèves de l’école, poursuit le communiqué du DFJC. Ce dispositif peut être déclenché dès que trois cas positifs sont signalés pendant une période de cinq jours consécutifs dans une classe de 9e ou plus. Les élèves positifs restent la maison, les autres viennent en classe.

Le Canton estime que l’enseignement en classe est incontestablement le plus à même de garantir une bonne qualité de la progression des apprentissages scolaires. Il envisage donc la fin d’année avec sérénité : tout en appliquant rigoureusement les mesures sanitaires et de suivi en vigueur, les cours continueront en classe. Grâce aux gestes barrières, notamment le port du masque dès 12 ans pour les élèves et en tout temps pour les enseignants, l’école n’est pas un lieu de forte transmission du coronavirus.

Peu de cas positifs chez les jeunes

A l’école obligatoire depuis la rentrée 2020-2021, entre 1,7% et 5,2% des élèves ont manqué au moins un jour d’école contre 0,7% à 2,3% à la même période de l’année passée.

Au postobligatoire, le 16 novembre 2020, on compte près de 4% d’absents. Ces absences s’expliquent par un certain nombre de quarantaines, par les cas positifs très peu nombreux (0,13% des élèves entre 5 et 16 ans et 0,41% au postobligatoire selon la base de données de traçage du Médecin cantonal), mais surtout par les autres raisons habituelles et indépendantes de la pandémie actuelle (maladies, visites médicales, accidents, etc.).

Depuis la rentrée d’août, seules 8 classes de l’école obligatoire sur un total de plus de 4500 ont dû être fermées entre 1 et 4 jours, le temps de constater qu’elles n’étaient pas des lieux de contagion ; aucune n’a été fermée au postobligatoire.

Pour faire face à ces absences imprévisibles, le Département et les directions déploient actuellement des agendas électroniques qui doivent permettre d’aider les enseignants à accompagner leurs élèves de manière efficace et ciblée.

Remplacement des enseignants absents

Des absences sont aussi constatées au niveau du corps enseignant. Sur le plan de l’école obligatoire, les pourcentages d’absences oscillent entre 6 et 8%, contre 3 à 6% en 2019-2020. Pour le postobligatoire, le taux d’absence s’élève à 6,7% des enseignants en date du 16 novembre 2020.

Les causes sont diverses : le nombre de cas d’enseignants positifs au COVID-19 est bas (0,57%* pour l’obligatoire et 1,4%* environ pour le postobligatoire), alors qu’on recense un nombre conséquent de quarantaines.

Conformément à la politique poursuivie par le DFJC et les établissements scolaires, des plans de continuité sont prévus pour le remplacement des enseignants. Dans les écoles obligatoires, tout enseignant absent est remplacé dès le 1er jour, que ce soit par un autre enseignant du même établissement ou, à défaut, par un remplaçant sollicité dans un autre établissement, voire même par une personne en stage à la HEP en 3e année. La gestion des remplacements s’effectue à flux tendu tout en garantissant un fonctionnement adéquat.

Du côté des gymnases et des écoles professionnelles, la situation est maîtrisée dans l’ensemble tout en étant plus difficile qu’en temps normal avec des difficultés spécifiques pour trouver des remplaçants dans certaines branches techniques de l’enseignement professionnel ou dans certaines branches générales comme l’allemand et l’informatique.

Un dispositif de remplacement est également en place : en cas d’absence d’un enseignant, le remplacement intervient en principe dans les deux jours. Les établissements sollicitent d’abord les enseignants de l’établissement concerné puis des remplaçants hors établissement. Ensuite si nécessaire, on fait appel aux étudiants/stagiaires de la HEP ou à ceux de l’UNIL ou de l’EPFL dans des domaines spécifiques.

Les outils pratiques

Des informations pratiques, des infographies ou encore le jeu vidéo CoronaQuest, sont disponibles pour les enseignants, les élèves et leurs parents sur le site: www.vd.ch/coronavirus-enseignement

L’Office du Médecin cantonal a rappelé et clarifié le fait que seules les quarantaines décidées par les autorités sanitaires sont valables. En cas de doute, il faut prendre contact avec la hotline (0800 316 800).

 

*chiffres basés sur l’annonce volontaire des enseignants, le secret médical ne les oblige pas à donner la raison de leur absence

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