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Les aînés s’essaient à la visite guidée

1 février 2019 | Edition N°2427

Yverdon-les-Bains – La Maison d’Ailleurs et Pro Senectute lancent un appel aux seniors pour qu’ils deviennent les ambassadeurs de l’institution culturelle.

Dans l’une des salles de la Maison d’Ailleurs, Anne-Claude Liardet a passé le mot à Catherine Mouquin et à Maryse Gonin (de g. à dr.) afin qu’elles deviennent les nouvelles ambassadrices de l’institution yverdonnoise. © Michel Duperrex

«J’ai déjà visité L’Expo dont vous êtes le héros avec mes petits-enfants», confie Maryse Gonin, âgée de 73 ans. Dans l’Espace Jules Verne de la Maison d’Ailleurs, cette grand-maman ose à peine l’avouer, mais elle n’y connaît rien aux jeux vidéo et à la science-fiction. Et pourtant, cette retraitée a fait le premier pas pour assister à une séance d’information pour devenir l’une des ambassadrices de l’institution yverdonnoise. Comme elle, deux autres participantes y ont pris part, mardi soir.

Dans le cadre du projet «Passeuses et passeurs de culture», le musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires, ainsi que l’association Pro Senectute recherchent des personnes du troisième âge dynamiques pour présenter l’actuelle exposition à leur entourage de manière originale et décontractée. «L’objectif consiste à renforcer les liens intergénérationnels grâce à la culture», indique Anne-Claude Liardet, chargée de la médiation culturelle chez Pro Senectute. Et de préciser: «Ce type de visites ne remplacera pas pour autant le rôle du guide, mais les participants devront suivre une petite formation pour acquérir quelques connaissances de base.»

Déjà 4000 participants

En 2014, le projet a été lancé par l’association en collaboration avec le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne. Et le succès a été au rendez-vous. En quatre ans, près de 35 participants ont entraîné quelque 4000 personnes dans leur sillage.

Toutefois, les thématiques abordées par la Maison d’Ailleurs ne sont pas les mêmes que celles qu’on trouve dans un musée d’art. De plus, le public qui franchit le seuil de l’institution yverdonnoise est plus jeune que dans la plupart des autres lieux culturels. «C’est là tout l’enjeu du projet, puisque les passeurs devront, entre autres, se confronter aux nouvelles technologies et à la réalité virtuelle», remarque Anne-Claude Liardet.

Une considération qui préoccupe Catherine Mouquin, âgée de 67 ans, qui vient d’emménager dans la Cité thermale. «Je suis plutôt branchée peinture, glisse-t-elle. J’ai visité les deux précédentes expositions de la Maison d’Ailleurs et j’ai appris beaucoup de choses. Ce serait un sacré challenge de me lancer. Par ailleurs, l’une de mes amies est passeuse de culture à Lausanne, et cette activité lui a permis de rencontrer de nouvelles personnes. Pour moi, ce serait un moyen de m’intégrer à la vie locale.»

Renseignements au 024 425 64 38 ou via mediation@ailleurs.ch

Valérie Beauverd