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Les débats politiques admis mais pas les apéros
08 octobre 2020. Chavornay. Le Département des institutions et du territoire par à la rencontre des communes du canton. © Gabriel Lado

Les débats politiques admis mais pas les apéros

15 janvier 2021

Les élections communales dans le canton de Vaud auront bien lieu le 7 mars prochain malgré le coronavirus. Si le gouvernement a évoqué en son sein un report, il ne l’a jamais envisagé. Il a présenté vendredi quelques règles entourant les scrutins: maximum 20 personnes autour d’un stand et 50 en intérieur pour une séance d’information, une conférence de presse ou un débat.

“Le maintien de ces élections est une vraie nécessité. On ne peut pas mettre en parenthèse la démocratie. Celle-ci doit vivre et survivre à la crise sanitaire”, a affirmé Christelle Luisier, conseillère d’Etat en charge des institutions et du territoire.

Les candidats qui seront élus seront ceux qui continueront à gérer cette crise et l’après-crise à l’échelon local, soit l’échelon de proximité le plus fort entre les élus et la population, a-t-elle dit en substance.

Elle a souligné que cette “démocratie de proximité”, c’est 300 communes pour quelque 8000 sièges à pourvoir dans les législatifs, quelque 1500 dans les municipalités et 300 à la syndicature. Elle a relevé que 25 communes ont actuellement une vacance au sein de la Municipalité.

Voter par correspondance

Pour ces élections communales particulières en temps de coronavirus, Mme Luisier a encouragé la population à voter par correspondance, tout en rappelant que c’était déjà souvent le cas lors de votations et d’élections dans le canton de Vaud avec jusqu’à 95% de participants qui utilisent ce procédé. Elle a aussi plaidé pour une certaine créativité dans la manière de mener la campagne électorale.

Si la situation sanitaire impacte le déploiement de la campagne électorale, le contexte permet toutefois la plupart des activités classiques, comme la tenue de stands sur les marchés, de séances d’information et de débats, a rassuré Mme Luisier. Ces actions sont autorisées pour autant que soient respectées les mesures d’hygiène, de distanciation sociale et des limites de fréquentation.

Pas de verre de l’amitié

Concrètement, il est possible d’installer un stand sur un marché ou ailleurs, mais le nombre de personnes pouvant s’y réunir est limité à 20. Aucune consommation de nourriture ou de boissons n’est en revanche permise sur place. Seule la distribution à l’emporter est autorisée. La distribution de flyers est aussi possible.

Pour les réunions à l’intérieur, la jauge maximale est de 50 personnes (organisateurs et intervenants compris). Sous cette stricte condition, sont donc autorisés les séances d’information, les conférences de presse et les débats politiques et publics. La même limitation est valable pour les assemblées visant à désigner les candidats pour le second tour des élections aux municipalités.

Si les manifestations publiques en tant que telles sont interdites, l’ordonnance fédérale Covid-19 autorise les rencontres dans le cadre des élections. Car celles-ci sont considérées comme des manifestations visant à la libre formation de l’opinion publique, a aussi rappelé la ministre vaudoise.

Deux surveillants dans les bureaux

La pandémie oblige par ailleurs de fixer un cadre strict pour l’organisation des bureaux électoraux. Là les communes doivent prendre des dispositions particulières notamment pour la bonne gestion des éventuelles files d’attente. Un marquage au sol et la présence d’au moins deux personnes pour veiller cet aspect du vote sont obligatoires.

Le “plus gros défi” concerne les 136 communes à conseil général, selon Mme Luisier, car le 2e tour a lieu le même jour que le 1er tour, avec le risque d’attroupements plus conséquents. Les résultats sont traditionnellement proclamés oralement devant le greffe communal, une criée qui est presque suivie dans la foulée par le second tour. Ce procédé ne pourra être utilisé le 7 mars. Les résultats devront être affichés au pilier public et en différents endroits de la localité afin de réduire les regroupements.

Enfin, le port du masque est obligatoire partout dans le cadre de ces élections (stands, salles intérieures, bureaux électoraux, places de village, etc), même si l’action ne se déroule pas dans une zone extérieure à forte influence.

ATS