«Les gens passent, mais le club reste»
17 juillet 2025 | Texte et photos: Lucas PanchaudEdition N°3980
Sous l’impulsion d’Haso Suljic (photo), fraîchement intronisé sur le banc de la première équipe, Orbe va tâcher de trouver un second souffle cette saison.
La plupart du temps, la préparation estivale démarre dès la mi-juillet chez la majorité des clubs amateurs. Pas au FC Orbe, où les entraînements ont déjà repris leurs droits depuis plusieurs semaines au Puisoir.
La raison de cette reprise anticipée? Le FC Orbe s’est séparé de son entraîneur Luis Rodrigues à la fin d’un exercice 2024/2025 mitigé, qui a vu la première équipe terminer dans le ventre mou du classement de 3e ligue et la deuxième garniture retirer son équipe à la mi-championnat.
Un groupe à reconstruire
Et dans ces conditions, Haso Suljic, nommé sur le banc de l’équipe fanion, a du pain sur la planche. «Il ne nous restait plus que 7 ou 8 joueurs dans le contingent de la une, révèle l’ancien entraîneur de Bosna Yverdon. Il nous a donc fallu trouver des joueurs rapidement. C’est pourquoi nous avons décidé de recommencer le plus vite possible, pour que nous puissions voir les joueurs en test et bâtir une ossature qui tienne la route.»
Au total, une dizaine de joueurs ont déjà adhéré au projet urbigène. Parmi eux, le défenseur brésilien Marcos Nascimento Dos Santos effectue le même chemin que son coach depuis le FC Bosna Yverdon, le portier Leart Sinani arrive en provenance de l’ES Malley et Fallah Ismail, enfant du club, fait son retour après une saison et demie passée aux Azzurri d’Yverdon.
L’esprit de club en priorité
Malgré ce recrutement de taille, Haso Suljic demeure mesuré quant aux objectifs qu’il a fixés à ses protégés et à lui-même pour la saison à venir. «Ici, il y a tout à rebâtir, ou presque. Ce que je souhaite avant tout, c’est redonner envie aux gens de venir au terrain, remplir la buvette et recréer un véritable engouement autour du FC Orbe.»
Mais l’entraîneur d’origine bosnienne sait que cela passera non seulement par un recrutement de qualité, mais aussi par la pérennisation de la structure, via la promotion et l’intégration des juniors issus du mouvement régional au sein de l’équipe fanion.
«Cela doit être l’une de nos priorités: aller chercher des jeunes au sein du MJOR et les rapatrier à Orbe. Et pour leur donner envie de se joindre à nous, il faut proposer un projet cohérent avec une vision claire. Il ne faut pas oublier que les gens passent. Je ne serai peut-être plus entraîneur la saison prochaine ou dans deux ans, mais le club, lui, va rester. Quoi qu’il se passe. C’est en ce sens que nous devons travailler.»
Celui qui a évolué trois ans avec les Castors durant sa carrière d’actifs ne dissimule cependant pas son envie de tutoyer les sommets à moyen terme: «Cette saison, au vu des changements qui ont eu lieu, je serais déjà satisfait si on arrive à terminer dans le top 5. Mais bien évidemment qu’à l’avenir, si les choses se déroulent bien, nous allons vouloir être plus ambitieux.»