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Les masques africains prêts pour la parade

28 août 2019 | Edition N°2569

Baulmes – Qu’ils soient en bois ou en terre, les faux visages seront à l’honneur lors de la troisième édition du festival Yelen, qui aura lieu dès demain et jusqu’à dimanche. La manifestation pluridisciplinaire vise à créer des ponts entre les différentes cultures.

Dans le jardin baulméran de Mireille Keita-Gilgien, il ne manque que le son du djembé ce jour-là. Vêtue d’un costume fabriqué avec du raphia naturel et teint grâce à des fleurs d’hibiscus, la présidente du festival Yelen danse à l’africaine face à l’objectif de la photographe. Le visage dissimulé sous son masque de singe, elle enchaîne les mouvements dans un rythme endiablé. «On me l’a offert comme cadeau d’adieux lors de mon dernier voyage au Mali», glisse-t-elle avec une pointe d’émotion. Taillé dans le bois et peint en noir, l’objet fascine. Deux yeux rouges vifs, des dents blanches et des cordelettes en guise de poils, l’ouvrage a été fabriqué dans le village de Sikoro, situé à plus de trente kilomètres de Bamako, par «celui qui détient le secret des masques».

Pour la troisième édition de la manifestation, qui se déroulera du 29 août au 1er septembre dans le verger de la Fougère à Baulmes, les faux visages se déclineront sous différentes formes artistiques pour soutenir l’association Solidarité Afrique Farafina, fondée par Mireille Keita-Gilgien, d’origine malienne.

À la rencontre de la tribu Dogon

Lors de l’évènement qui fait la part belle à l’échange et à la mixité des cultures, l’historien et sociologue Boukary Guindo présentera les masques du pays des Dogon. Lié à des rituels et des cérémonies tribales, cet objet joue un rôle prépondérant au sein de cette ethnie qui vit dans les falaises Bandiagara, notamment.

Durant tout le week-end, les enfants pourront également confectionner leur propre masque Dogon en papier mâché. D’autres ateliers sont prévus tout au long de la manifestation.

(Lire la suite de l’article dans notre version papier)

 

Valérie Beauverd