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Les nouveaux défis des frères Louissaint

4 octobre 2013

Basketball – LNA – L’aîné, Steeve, a rejoint le champion en titre Genève et s’est mis au yoga, tandis que Gardner débarque à Neuchâtel, d’où son frère est parti, avec le désir de s’affirmer. Oh oui, le championnat débute demain !

 Steeve Louissaint

Vainqueur de la Coupe suisse -à la troisième tentative consécutive !- avec Union Neuchâtel, Steeve Louissaint a rejoint les champions en titre des Lions de Genève durant l’été.

L’aîné de la fratrie yverdonnoise revient donc avec de nouvelles ambitions, bien plus élevées qu’avec sa dernière équipe, alors néo-promue en Ligue nationale A. «On va essayer d’aller che r cher un maximum de titres, ose le meneur. Mais le plus important pour avancer, c’est d’être à 100% à l’entraînement, sans trop penser aux exploits passés.» Une philosophie instaurée par le coach Ivan Rudez et dont ce dernier est le garant. «Les entraînements sont presque plus importants à ses yeux que ne le sont les matches, tellement il est exigeant. Il nous pousse sans cesse», souligne Steeve Louissaint, qui apprécie la situation.

«Le plus important pour avancer, c’est d’être à 100% à l’entraînement, sans trop penser aux exploits passés.»

Sa femme -il est marié depuis peu- et lui sont désormais bien établis dans la Cité de Calvin. Le Nord- Vaudois a effectué toute la préparation avec ses nouvelles couleurs, malgré des douleurs au dos persistantes depuis l’été et la campagne avec l’équipe nationale. Chez les Lions, il a trouvé un bon groupe, «qui a encore une belle marge de progression».

Quant à ses bobos, il les soigne à raison de trois séances hebdomadaires chez les physio et… avec du yoga ! «Pour essayer de me détendre, lance-t-il dans un éclat de rire. Dans quelques mois, je devrais gagner en amplitude articulaire.»

Depuis le transfert avorté de l’Américain Eugene «Gino» Lawrence, reparti en Ukraine une semaine après son arrivée, Steeve Louissaint partage la place de meneur uniquement avec son coéquipier en équipe nationale, Jérémy Jaunin. Cela dit, l’Yverdonnois est susceptible de joueur en «2». «Cette année, je vais alterner entre les deux postes. Mon coach souhaite que j’évolue aussi en tant qu’arrière, notamment pour prendre en charge le meilleur adversaire», explique-t-il.

Pour lui et sa nouvelle équipe, la défense du titre débute demain.

 

Gardner Louissaint

Un Louissaint peut en cacher un autre. C’est ce qu’on doit se dire à Neuchâtel, où Gardner arrive, alors que Steeve est parti. Le deuxième de la fratrie yverdonnoise passe de Boncourt à Union. «Une opportunité à saisir», notamment pour être plus proche d’Yverdon, affirme-t-il.

Auteur d’une excellente fin de saison avec la formation jurassienne, il a tapé dans l’oeil des recruteurs unionistes. Un club mieux doté financièrement et, donc, également un peu plus ambitieux. «J’ai vraiment pu m’exprimer en fin de championnat, profitant de la blessures de quelques joueurs majeurs», reconnaît modestement le Nord-Vaudois, capable d’évoluer aux postes d’arrière et d’ailier.

Si la compétition est rude à la Riveraine, Gardner Louissaint pense avoir de bonnes chances de pouvoir bénéficier de pas mal de temps de jeu. «Cette concurrence est positive. Tout le monde se donne à fond à l’entraînement pour montrer qu’il mérite de jouer.»

«Je souhaite m’affirmer en Ligue A, prouver que je peux être un joueur majeur, montrer une évolution.»

A 22 ans (il a trois années de moins que son aîné), Gardner doit encore gagner ses galons au plus haut niveau national. «Je souhaite m’affirmer en Ligue A, prouver que je peux être un joueur majeur, montrer une évolution», martèle- t-il, plus motivé que jamais à se faire définitivement un nom dans le milieu.

Après cinq semaines de préparation, à Neuchâtel, on est prêt pour réaliser de belles choses cette saison. Le projet sportif présenté par son nouveau club a convaincu Gardner Louissaint d’y poser ses baskets. Les dirigeants ambitionnent une place parmi les quatre, voire même les trois meilleures équipes du championnat à la fin de la saison régulière. Et de retrouver la finale de la Coupe de Suisse, remportée l’an passé, évidemment. «Mais il est difficile de juger la valeur de tous nos adversaires avant les premiers matches », tempère, prudemment, le basketteur d’un mètre 96.

Le voilà à l’aube d’un nouveau défi qui, c’est certain, fleure bon la succession.

Manuel Gremion