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Les organisateurs d’AlternatYv dans les starting-blocks
© Michel Duperrex

Les organisateurs d’AlternatYv dans les starting-blocks

18 septembre 2020

Yverdon-les-Bains – Depuis 7h30, ce vendredi matin, une trentaine de bénévoles courent dans tous les sens pour monter des scènes, créer des zones de fête ou encore installer un bar et des décorations. Malgré différents coups de stress de dernière minute, tout sera prêt pour le lancement, ce soir.

C’est officiel, AlternatYv est dans la place, comme on dit. Plus exactement, le festival écologique a pris ses quartiers dans la cour du château d’Yverdon-les-Bains et, demain, il envahira encore la place Pestalozzi. Durant toute la journée, une trentaine de bénévoles ont déchargé des camions, installé leurs affaires et ont fait chauffer les visseuses, pour que tout soit prêt pour le lancement de la cinquième édition de la manifestation, ce vendredi soir.

Maude Ehrbar, responsable communication de ce rendez-vous, revient sur les préparatifs de la fête.

A vous voir courir dans tous les sens, on semblerait que ce soit une véritable gymnastique que de tout installer en une journée?

Ce n’est pas facile, on ne va pas se mentir… C’est la cinquième édition, on commence à être rodés, quoique… on est toujours en retard…

Comment avez-vous organisé ce festival alors qu’on se trouve en plein milieu d’une crise sanitaire?

Durant le confinement, on ne savait pas si allait pouvoir le maintenir ou pas. Et le pire, c’est qu’on ne pouvait pas se rencontrer pour en discuter. Comme je le dis souvent, c’est l’intelligence collective qui nous permet de construire des projets cools, mais sans se voir en face, la dynamique est tout autre.

Visiblement vous avez quand même réussi à monter un projet. Quand avez-vous sur que la cinquième édition d’AlternatYv aura bien lieu? 

En juillet, je crois. On a décidé de se lancer en voyant que La Dérive maintenait ses activités.

Mais la situation aurait pu changer entre juillet et septembre, n’était-ce pas risqué?

On avait toujours la peur que ça ne puisse pas se faire dans un coin de la tête, mais on avançait quand même.

Qu’avez-vous fait lorsque le Conseil d’Etat a dévoilé, mardi, ses nouvelles mesures sanitaires?

Ces annonces n’ont pas été les bienvenues! Concrètement, on avait un plan sanitaire déjà validé par la Commune et on a dû faire quelques adaptations. En fait, on aura deux zones pour le public (une au château, et une autre sur la place Pestalozzi). A chaque fois qu’une personne voudra entrer ou sortir d’une zone, on va scanner un QR code pour qu’on sache en permanence le monde que l’on a sur le site.

Et pour le port du masque, comment cela va-t-il se passer?

Alors dans les lieux publics fermés (ndlr: comme l’aula magna et les caves du château), le port du masque sera obligatoire. Dans la Cour du château, ce sera un petit peu plus compliqué. Devant la scène des concerts, il faudra porter le masque mais on ne pourra pas boire ou manger. Si on veut aller au bar, il faudra le masque. On ne pourra l’enlever que si on est assis.

Par terre, ça compte?

On a posé la question, mais on n’a pas encore reçu de réponse.

Le fait que le Covid regagne du terrain ces temps vous inquiète-t-il?

Pour nous, c’est hyper important que nous ne devenions pas une zone de contamination. On fait vraiment attention et on fera tout pour que les mesures soient respectées. Mais c’est un stress en plus, c’est vrai.Typiquement, on a prévu un verre de l’amitié et on se demandait comment on allait pouvoir faire ça au vu des nouvelles mesures cantonales. En fait, on va pouvoir discuter avec les gens en portant le masque et sans boire ou assis sans masque avec un verre… (dit-elle, en levant les yeux au ciel pour réfléchir à bien expliquer)

Des problèmes de dernière minute? 

Oui, on a notre atelier clown (dimanche), qui est annulé parce que les intervenants avaient peur de venir. Et on est dans l’incertitude pour le spectacle pour enfants Ecran Total, samedi.

Il va y avoir des adaptations en cours de route, si je comprends bien?

Oui, malheureusement. On a pourtant prévu les intervenants le plus tard possible. On espère que le public respectera les mesures et, surtout, qu’il sera compréhensif, car tout n’a pas toujours tourné rond cette année.

Combien de personnes attendez-vous durant le festival?

C’est trop difficile à dire… D’habitude, on compte environ 1000 ou 2000 personnes sur l’ensemble du week-end, mais là, impossible à prédire. D’ailleurs, ça fait peur.

Vous avez peur qu’il n’y ait personne? 

Ce n’est pas vraiment une peur. Ce serait autant embêtant s’il n’y a personne que s’il y a trop de monde, vu les mesures sanitaires. Mais c’est intéressant de voir comment organiser un événement dans une telle situation et, personnellement, je me réjouis de voir comment les gens vont réagir.

 

Détails du programme d’AlternatYv sur www.alternatyv.ch

 

 

 

Christelle Maillard