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Les raisons d’y croire d’Yverdon Sport

18 mai 2018 | Edition N°2249

Et si Bavois avait du souci à se faire? Habitué à ne jamais perdre le derby nord-vaudois, le FCB ne part pas avec les faveurs de la cote avant le duel de demain au Stade Municpal. Mais alors vraiment pas.

«Si Yverdon Sport est favori pour le derby de ce week-end? Ah mais Yverdon est toujours favori lorsqu’il nous affronte», sourit malicieusement Jean-Michel Viquerat, comme pour faire comprendre que son FC Bavois se retrouve dans sa position préférée quelques heures avant de se rendre chez son «grand» voisin. «On a nos blessés de longue date et plusieurs noms qui viennent de s’ajouter à la liste des absents. Non, franchement, ça va être très dur de rivaliser», ajoute le président, jouant la carte du bluff jusqu’au bout. Reste que, n’en déplaise au boss du club des Peupliers, les Yverdonnois n’ont sans doute jamais été aussi près de remporter un derby qui les fuit depuis le 10 novembre 2013. En voici les principales raisons.

Djibril Cissé

Comme l’ensemble de ses partenaires, le Français n’avait pas pesé bien lourd face au raz-de-marée bavoisan du match aller (victoire 4-1). Sauf que le buteur vedette d’YS est fier, et que, tout comme il n’a pas apprécié ne pas recevoir de prolongation à son contrat, il a probablement très mal digéré le coup des Peupliers. Depuis un mois, il est en train de faire regretter son départ à tous les supporters yverdonnois. Et, comme une grande personnalité pourrait bien se trouver au Stade Municipal rien que pour lui demain, Djibril Cissé devrait bénéficier d’une motivation  supplémentaire pour montrer son tout meilleur visage. Celui capable de faire tourner un derby.

Bavois s’est fait moins discret

D’habitude, le silence radio est décrété aux Peupliers quelques jours avant d’affronter le «meilleur ennemi». Les Bavoisans parlent volontiers du derby à venir entre eux et ne refusent jamais de répondre à une ou deux questions de la presse, mais ils évitent que cela ne se répande trop. La situation semble un peu différente cette fois. Les joueurs comptent sur une victoire pour redorer une fin de saison manquée et ils le clament depuis plusieurs semaines. Attention à l’excès de confiance.

Le championnat n’est pas fini

L’espoir est maigre, d’accord. Il pourrait même complètement s’éteindre si Chiasso recevait sa licence aujourd’hui. Mais Yverdon Sport n’a pas encore hypothéqué toutes ses chances de promotion. Les hommes d’Anthony Braizat comptent cinq points de retard sur Nyon, alors qu’il en reste six en jeu. Autrement dit, deux victoires d’YS pour autant de défaites nyonnaises et les Nord-Vaudois récupéreraient la 2e place potentiellement synonyme de promotion. Difficilement imaginable, mais pas impossible.

Les joueurs doivent se montrer

Quoi de mieux qu’une victoire symbolique pour envoyer un signal fort aux dirigeants yverdonnois? A l’heure où tous les joueurs ne savent pas encore s’ils poursuivront l’aventure dans la Cité thermale la saison prochaine, un coup d’éclat pourrait tout à fait plaider en leur faveur. Yverdon Sport étant la meilleure formation de 2018, un bon nombre d’éléments du contingent ont déjà convaincu. Reste qu’il demeure probablement encore une ou deux places à pourvoir.

Florian Vaney