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Les syndics face aux défis de la LEO

25 mars 2013

Acceptée par le peuple le 4 septembre 2011, la Loi sur l’enseignement obligatoire préconise des changements structurels et organisationnels. Certains élus du district Jura-Nord vaudois ont manifesté leurs préoccupations sur la question.

Les syndics du district ont écouté avec attention les propos d’Anne-Catherine Lyon à la grande salle de Vuiteboeuf.

Succédant à Pierre-Yves Maillard, l’invité de l’automne dernier, Anne-Catherine Lyon a abordé les implications de la mise en oeuvre de la LEO lors de son intervention dans le cadre de l’Assemblée des syndics du district Jura-Nord vaudois, jeudi dernier, à la grande salle de Vuiteboeuf. Après des considérations d’ordre général sur l’enseignement obligatoire dans le canton, la cheffe du Département de la formation et de la jeunesse s’est penchée sur la région de ses hôtes, qui regroupe 11% des élèves, mais 26% du parc scolaire du canton.

Centralisation souhaitée

Selon Anne-Catherine Lyon, ce chiffre peut être ramené à la baisse en centralisant, dans la mesure du possible, les infrastructures. «Moins il y a de lieux, moins c’est cher», a-t-elle affirmé sur la base d’études comparatives réalisées en divers endroits du territoire vaudois. La cheffe de département encourage à privilégier cette option, même si la décision de regrouper le plus possible de classes au même endroit passe par la construction de nouveaux locaux. L’alternative proposée permettrait aux communes de s’adapter à la nouvelle nécessité légale de proposer une offre parascolaire, à savoir, de mettre à disposition des élèves des structures leur permettant, le cas échéant, de rester sur le lieu d’enseignement pendant la pause de midi.

Problème de coûts

A ce propos, François Payot, syndic de Grandson, estime que l’horaire continu n’est pas forcément synonyme de diminution des coûts, car les transports intermédiaires doivent toujours être assurés. Le syndic d’Yverdon Daniel von Siebenthal a, quant à lui, souligné l’investissement conséquent supposé par la réalisation de nouvelles installations, s’appuyant sur les 50 à 60 millions à injecter pour un collège de 30 à 40 classes en projet dans la Cité thermale. Le syndic de Fiez, Didier Fardel s’est pour sa part étonné de la variation des coûts de construction en fonction des régions du canton, une observation partagée par Pierre Jaccard, adjoint à la Direction générale de l’enseignement obligatoire, également présent à l’assemblée. Coordinatrice régionale à l’ Association pour le Développement du Nord Vaudois (ADNV), Christine Leu a relevé la nécessité de prendre en compte les particularités du Nord vaudois et de la vallée de Joux, aux nombreuses communes et à l’urbanisme peu développée. Retrouvez les autres points abordés lors de l’assemblée dans notre prochaine édition.

 

Ludovic Pillonel