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Les Yverdonnois ont assumé leur statut en patrons

3 décembre 2018 | Edition N°2387

L’Ecole Dégallier a écrasé la concurrence lors des finales de promotion-relégation, devant son public.

Un premier succès remporté 6-1 et un deuxième sur le score sans bavure de 7-0. Les judokas de l’Ecole Dégallier n’ont jamais tremblé pour leur place en LNA, samedi à la salle des Isles. «C’est sûr, notre place n’était pas là, lançait Lionel Schwander au terme des débats. On a prouvé que quand on est au complet (ndlr: et ce n’était même pas le cas…), on n’a rien à faire en relégation.»

Comment donner tort au jeune talent de l’EJD qui, bien que touché à une épaule lors des Championnats de Suisse individuels deux semaines plus tôt, a pu tenir sa place sur le tatami yverdonnois, tant ses camarades et lui ont marqué la différence. «C’est une double victoire pour moi, relevait le judoka de 20 ans, qui n’a laissé aucune chance à ses deux adversaires du jour. Et c’était vraiment cool de combattre à la maison, avec beaucoup de spectateurs et une belle ambiance.»

Premier à combattre contre Judo Jura ainsi que contre Marly, Glen Monnard a pu faire les adieux dont il rêvait à ses camarades, lui qui a parfaitement lancé son équipe avec deux belles victoires. «J’avais bien la tête ici, je me sentais en forme. Il était important de gagner pour donner de l’énergie à l’équipe, relevait le désormais retraité de LNA. Il y a un beau symbole aujourd’hui, car Noah Hetz, qui est né en 2002, l’année où j’ai commencé, a réalisé son premier combat à ce niveau.»

La belle fin d’un cycle

C’est toute une génération qui s’en va, d’ailleurs, puisque l’autre dernier trentenaire de l’effectif, Marko Virikevic, cède également sa place au terme de cette saison (Raphaël Monnard, rappelé pour ces finales, n’en fait plus partie non plus, pas plus que le retraité Matthieu Pahud). «A 33 ans, c’est un âge raisonnable pour arrêter», glissait le géant yverdonnois qui, au long de sa carrière, a décroché deux titre suisses en juniors et cinq médailles nationales en élite.

L’an prochain, l’Ecole Dégallier reviendra encore plus jeune. Il faudra certainement recruter un lourd pour conserver un effectif assez fourni. Mais Frank Dégallier, très soulagé et ému samedi après la prestation de ses protégés, tenait un discours résolument positif: «Les jeunes ont gagné en maturité cette saison. Ils n’ont simplement pas souvent pu être là à cause du calendrier chargé. Et là, ils m’ont vraiment fait plaisir. J’ai passé un moment assez magique, car on avait tout à perdre. Cela compense un peu le fait qu’on ne peut pas combattre pour les médailles.»

Développement dans notre édition papier

Manuel Gremion