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L’expérience a fini par parler sur le sable de la plage yverdonnoise

14 août 2017 | Edition N°2058

Beach tennis – Le Tessinois Yves Fornasier et le Bernois Noah Maertens ont remporté le tournoi international, samedi, en battant de peu de choses la paire du cru, composée de Patrick Thomet et Arnaud Mentha.

Yves Fornasier et Noah Maertens ont tremblé en finale, mais ont résisté. ©Michel Duvoisin

Yves Fornasier et Noah Maertens ont tremblé en finale, mais ont résisté.

La finale 100% suisse du tournoi international d’Yverdon-les-Bains a été épique. La paire la plus cotée a fini par l’emporter, 7-5 7-6 (1), devant les Nord-Vaudois Patrick Thomet et Arnaud Mentha (chacun 342e au classement mondial). Pionnier, meilleur joueur et ponte du beach tennis en Suisse, Yves Fornasier (60e) et son partenaire Noah Maertens (285e) ont montré leur meilleur visage dans les moments chauds, samedi.

«C’est certainement l’expérience qui nous a permis de faire la différence, soulignait Yves Fornasier, à chaud après la rencontre. Dans ces moments, on doit savoir quand il faut pousser, prendre des risques, ou quand il faut remettre la balle dans le terrain pour faire jouer l’adversaire.»

Un constat proche de celui tiré par un Arnaud Mentha déçu : «On a manqué le coche dans le premier set, alors qu’on menait 5-3 et 30-15, se remémorait-il. Il nous aurait fallu un peu de réussite dans les points importants.» Durant la deuxième manche, les régionaux, qui menaient 5-4, ont eu trois balles d’un set partout, sans réussir à les convertir. Deux d’entre elles ont été sauvées in extremis par le duo tessino-bernois, qui a déroulé lors du tie-break suivant.

 

Besoin d’infrastructures

 

Alors que le beach tennis fonctionne bien dans le Nord vaudois depuis son apparition, en 2014, la discipline peine à se faire une véritable place au soleil en Suisse. «Il y a plusieurs éléments qui expliquent cela, estime Yves Fornasier. Mais il s’agit avant tout d’infrastructures.» Le Luganais identifie notamment le fait qu’il existe de nombreux terrains de beach-volley, mais qu’en raison de la différence importante des filets (plus bas et avec des mailles plus petites) des deux disciplines, une personne investie doit systématiquement être présente, avec le matériel adapté, pour préparer la surface de jeu. «Les clubs de tennis, dont un court peu utilisé pourrait être transformé en deux terrains de beach tennis, comme cela se fait en Allemagne et en Italie, voient encore notre discipline comme un concurrent. Or, cela constituerait une bonne occasion pour eux de faire venir du monde», poursuit le Tessinois.

Enfin, le beach tennis souffre, à ses yeux, de l’absence de courts intérieurs -hormis à Berthoud, dans le canton de Berne-, car le climat ne permet pas, comme dans les pays méditerranéens, de jouer toute l’année. «A Lugano, on compte sur de nombreux joueurs en été, et notamment des jeunes. Malheureusement, dès septembre, tout s’arrête, et il faut recommencer à motiver les gens au printemps. Il manque de la continuité, on ne peut pas profiter de l’enthousiasme généré durant la période de jeu.» Une flamme que le Beach Tennis Nord vaudois parvient à ranimer chaque saison, grâce à l’investissement de ses membres, en attendant le développement prévu des terrains de sable dans la Cité thermale.

 

Circuit national, victoires régionales

 

Les terrains de la plage ont été le théâtre de tournois du circuit national, hier, au lendemain de la compétition internationale. A cette occasion, la paire féminine composée de Roxane et Léa Duvillard s’est imposée. En double mixte, Anick et Arnaud Mentha ont gagné l’épreuve. Enfin, le tableau masculin a été enlevé par Alexandre Thomet et Luca Martinez.

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Nicolas Curós