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L’Hôtel de Ville d’Yverdon est en pleine cure de jouvence

24 septembre 2014

L’édifice construit entre 1769 et 1776 fait l’objet d’un important travail de restauration. Si les conditions le permettent, le chantier devrait être quasiment terminé à la fin de l’année.

La toiture de l’édifice couvre une superficie de 1850 m2, à raison de 42 tuiles au m2.

La toiture de l’édifice couvre une superficie de 1850 m2, à raison de 42 tuiles au m2.

Ferblantiers, couvreurs, charpentiers, peintres, mais aussi tailleurs de pierre : l’Hôtel de Ville d’Yverdon-les-Bains a, en permanence, à son chevet, vingt à trente personnes, tous corps de métiers confondus. «Cela fait plusieurs années que le Service de l’urbanisme et des bâtiments suit la toiture de la construction. Une intervention s’est avérée nécessaire en raison de légères infiltrations d’eau», précise Jean-François Sutterlet, responsable d’immeubles à Urbat, spécialisé dans le patrimoine historique de la Cité thermale.

Outre sur la couverture et la charpente (remplacement des tuiles, mise en place d’un système de ventilation de la toiture, pose d’une sous-couverture), les travaux portent, notamment, sur l’isolation du sol des combles et l’entretien de la façade. Un projet en trois étapes, avec une échéance à tenir. «Les échafaudages donnant sur la place Pestalozzi et sur le château devront être enlevés pour le Marché de Noël», déclare Jean-François Sutterlet. Ce dernier mois, les conditions météorologiques se sont montrées clémentes, mais les intempéries ayant précédé ont eu une incidence directe sur la marche des opérations. Malgré ces aléas, le collaborateur d’Urbat estime que le 90% des travaux devrait être effectué d’ici le mois de décembre, soit l’échéance fixée pour la réalisation de ce chantier.

Les caprices du climat n’ont pas été les seules contraintes liées à la rénovation de l’édifice. En tant que bâtiment d’époque, l’Hôtel de Ville d’Yverdonles- Bains est le théâtre d’interventions approuvées par la section cantonale des sites et monuments historiques.

Dans la mesure du possible, les ouvriers du chantier ont respecté les matériaux et les techniques utilisés jadis, une exigence qui a nécessité de faire appel à des artisans dotés du savoir-faire correspondant, après un travail en amont de deux ans.

Ludovic Pillonel