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L’implication du Credit Suisse sera plus grande que prévue

11 mars 2015

Yverdon-les-Bains – Le préavis sur la reprise du Centre thermal et du Grand Hôtel doit être revu.

Le 23 décembre dernier, la reprise du complexe thermal par le groupe Boas était annoncée (de g. à dr.): Bernard Russi, président du groupe Boas, Yves Braunschweig, président des conseils d’administration de Cité des Bains et du Grand Hôtel des Bains, la municipale et administratrice Gloria Capt, et le syndic d’alors, Daniel von Siebenthal. © Duperrex -a

Le 23 décembre dernier, la reprise du complexe thermal par le groupe Boas était annoncée (de g. à dr.): Bernard Russi, président du groupe Boas, Yves Braunschweig, président des conseils d’administration de Cité des Bains et du Grand Hôtel des Bains, la municipale et administratrice Gloria Capt, et le syndic d’alors, Daniel von Siebenthal.

L’annonce, à la veille des fêtes de Noël, du rachat du Centre thermal et du Grand Hôtel des Bains par le groupe vaudois Boas avait fait grand bruit. Une vente saluée de toutes parts et qui était attendue depuis 2012, année où lassés de colmater les brèches, les autorités yverdonnoises avait décidé de chercher un repreneur. Aujourd’hui, près de trois mois plus tard, l’heure est aux ajustements de cette transaction d’envergure, qui se chiffre à 32 millions de francs. Ainsi, hier matin, les différents partenaires avertissaient, par le biais d’un communiqué de presse, que le préavis concernant cette vente, qui avait été adressé au Conseil communal le 2 février, allait être revu, suite à un ajustement du partenariat entre le groupe Boas et l’opérateur financier soutenant l’opération, soit le Credit Suisse Real Estate Fund LivingPlus, un fonds immobilier de la grande banque.

«Après réflexion, nous nous sommes rendus compte qu’il serait plus simple et moins onéreux, entre autres en termes de droits de mutation, que le fonds immobilier du Credit Suisse achète directement les bâtiments, plutôt que ce soit notre groupe qui les acquiert pour le transférer ensuite à la banque», explique Bernard Russi, le présisident directeur général de Boas. L’homme assure que cette modification ne change rien dans les engagements de sa société, notamment celui d’investir 25 millions de francs supplémentaires pour le développement des infrastructures.

Délais maintenus

Du côté de la Ville d’Yverdon, même si elle va provoquer un retard de quelques semaines (le nouveau préavis sera adressé au Conseil courant avril), on voit cette modification d’un bon oeil. «Finalement, l’implication du fonds donne davantage de crédibilité à cette vente, souligne Gloria Capt, administratrice et municipale des bâtiment et de l’urbanisme. «Pour nous, l’objectif n’a pas changé, nous voulons avoir bouclé l’opération pour la fin du mois de juin.»

Yan Pauchard