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Metin Karagülle a quitté le FC Baulmes

9 mai 2012

Le président du FC Baulmes a annoncé sa démission par lettre recommandée au reste du comité, qui en a pris acte. Les questions sont nombreuses pour la fin de la saison.

Metin Karagülle est venu «régler ses affaires» hier soir à Baulmes.

«C’est bon, je m’en vais. J’ai pris cette décision, elle est irrévocable. J’ai demandé la démission de Julien Cuérel pour le bien du club, lui veut que je m’en aille et le comité l’a suivi. Très bien, j’arrête les frais.» Metin Karagülle a bien réfléchi après l’incroyable samedi du FC Baulmes et en est arrivé à la conclusion qu’il ne pouvait plus supporter la situation actuelle du club dont il était le président depuis la fin de l’année dernière. «Me retrouver dans le vestiaire ou dans le stade avec les gens du comité, avec toutes les attaques dont j’ai été victime, cela n’était tout simplement plus possible», continue un homme à la voix fatiguée, visiblement marqué par les événements survenus ces derniers jours. Metin Karagülle a donc annoncé sa démission, par lettre recommandée à l’Association FC Baulmes.

“Je suis venu pour donner”

Les autres membres du comité en ont pris connaissance et, bien sûr, décidé d’accepter son départ, sans en dire plus pour l’instant. Le match à Yverdon Sport aura donc été le dernier pour Metin Karagülle, lequel avait annoncé deux objectifs au début de son mandat lors de l’assemblée générale extraordinaire de l’automne à Echandens. Le premier, celui de rejouer à Baulmes, a été atteint. Le deuxième, celui de se maintenir en 1re ligue, n’est pas encore acquis, loin de là, mais le désormais ex-président du FC Baulmes y croit encore: «Cela n’est plus mon problème, mais je vais continuer à soutenir ce club de loin. Je ne pars pas en claquant la porte. Les appartements des joueurs étrangers, les voitures, je les laisse jusqu’à la fin de la saison. Je promets de m’en occuper. Combien mon aventure à Baulmes m’aura coûté d’argent? Ce n’est pas important. Je suis venu pour donner, pas pour compter. Je laisse le comité décider s’il veut continuer ou non avec les joueurs actuels. Le message que je leur transmets est celui de terminer la saison du mieux possible. Je ne pars avec aucun joueur, pour répondre à votre question. Je les encourage à terminer la saison, mais si le comité veut s’en séparer, je n’ai aucun pouvoir là-dessus.»

Baulmes jouera-t-il à Martigny ce soir? Probablement oui. Tous les joueurs vont-ils accepter de finir la saison? Avec quel entraîneur? Christian Mischler sera-t-il de retour? Réponses ce soir. Une chose est sûre, ce sera sans Metin Karagülle. Va-t-il rebondir ailleurs, lui, le chef d’entreprise de Collombey? «Là, franchement, j’espère que vous rigolez! Ne me parlez plus de football, c’est bon, j’ai donné. Le foot pour moi, c’est fini.» Pour un temps, en tout cas.

Timothée Guillemin


Yverdon Sport doit l’emporter ce soir à 20h

Attention au piège montheysan

Il y avait plus de mille spectateurs, samedi dernier, pour assister au derby régional qui a opposé Yverdon Sport au FC Baulmes. Seront-ils autant, ce soir, pour appuyer Junior Santos et ses protégés? Une chose est sûre: pour ces derniers, c’est un nouveau match capital qui se jouera, au Stade Municipal, contre le FC Monthey (coup d’envoi à 20h).

Douzièmes du classement, les Valaisans auront l’avantage, comme beaucoup d’équipes à ce stade, de jouer l’esprit libre: ils ne sont bien évidemment plus en danger, et pas davantage concernés par la lutte pour la promotion. Par contre, pour les Yverdonnois, remporter cette partie est très importante. Toujours en position d’accéder à la 1re ligue promotion, ils sont talonnés par Guin (et Fribourg dans une moidre mesure) et doivent absolument mettre le plus de points au chaud au plus vite. La fin de la saison leur réserve un menu coriace, puisqu’ils trouveront encore sur leur route, notamment, le FC Le Mont et le FC Sion M21, deux des plus grosses cylindrées du championnat.

La clé du match, ce soir, pour Yverdon Sport? Probablement la même que samedi dernier, contre le FC Baulmes: parvenir à trouver la brêche dans une défense adverse qui sera sans doute sur le qui-vive. Et rester suffisamment attentifs pour ne pas tomber le piège montheysan.

Lionel Pittet