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Nouvelle béquille pour les cœurs fragiles

8 mars 2019 | Edition N°2452

Yverdon-Les-Bains –  La Ville a installé quatre défibrillateurs sur la voie publique. Accessibles 24h/24, ils complètent le nombre d’appareils disponibles.

Elles en parlaient depuis longtemps, elles l’ont fait. Les autorités yverdonnoises ont décidé d’étoffer leur dispositif de premiers secours en installant quatre nouveaux défibrillateurs sur la voie publique.

Meurtrie par un triste évènement, la Municipalité a estimé qu’il n’y avait pas assez d’appareils disponibles pour répondre à tous les cas de figure. «Nous avons été très marqués, il y a quelques années, par le décès d’un conseiller communal qui a fait un arrêt cardiaque sous nos yeux, en sortant d’une séance», rappelle le syndic, Jean-Daniel Carrard. L’Exécutif a donc décidé, en octobre dernier, d’ajouter des appareils accessibles en tout temps. La Municipalité précédente ne l’avait pas jugé nécessaire. Actuellement, outre les voitures de Police Nord vaudois (PNV), seuls quelques lieux, tels que les pharmacies et la piscine, en sont équipés. Or ces appareils sont utilisables uniquement durant les heures d’ouverture des établissements concernés.

Tout le monde peut agir

Abrités dans des boîtes vertes dotées d’une signalétique sur les premiers secours, les nouveaux appareils ont été implantés à l’arrêt de bus de Bel-Air, à la plage – entre le restaurant et le kiosque –, à la rue de la Plaine – en face du château – et dans le secteur du Centre sportif des Isles. Des emplacements choisis sur les conseils de la Fondation first responders (lire encadré). Pascal Pittet, commandant de PNV, encourage la population à y recourir en cas de besoin: «Il faut démystifier le défibrillateur, car on ne peut pas se tromper.» Le président de la Fondation first responders, Christophe Roulin, se veut également rassurant à ce sujet: «Il y a des instructions très claires. On ne peut pas aggraver la situation, souligne-t-il. Mais l’appareil ne remplace pas un massage cardiaque. La machine ne fait pas tout toute seule.» Et surtout, elle ne dispense pas d’appeler le 144 en tout premier lieu. Sachant que le taux de survie diminue d’environ 10% par minute si aucun soin n’est prodigué, les premiers instants sont donc déterminants.

Selon les statistiques de l’Office fédéral de la santé publique, 450 personnes décèdent chaque année à la suite d’un arrêt cardiaque, dont en moyenne 24 à Yverdon-les-Bains. La Municipalité espère que ces nouveaux défibrillateurs permettront de diminuer ce nombre. «Au besoin, on en rajoutera peut-être ailleurs», conclut le syndic.

 

Christelle Maillard