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Nouvelle station-service pour les pilotes

11 avril 2018 | Edition N°2223

L’aérodrome disposera dans deux mois d’une zone de ravitaillement moderne pouvant fournir du carburant aux avions et aux hélicoptères. Un hangar sera aussi construit dans le courant de l’année.

Georges Chevalley est devenu membre de l’Air-Club d’Yverdon-les-Bains en 1970, un an après avoir obtenu sa licence de pilote. Le 28 avril prochain, lors de l’assemblée générale de cette société locale, l’actuel président quittera sa place au comité. Mais avant de passer le relais, l’aviateur de 78 ans veut concrétiser un projet qui lui tient à cœur et qui modernisera l’aérodrome de la Cité thermale: la création d’une nouvelle station de ravitaillement.

Dans le dernier rapport du Plan sectoriel de l’infrastructure aéronautique (PSIA), l’Office fédéral de l’aviation civile a exigé que l’ancienne station d’essence devenue vétuste soit mise aux normes. Mais au lieu de modifier la structure existante, Georges Chevalley et les membres de l’Air-Club ont décidé qu’il était temps de remplacer et de rajeunir cette infrastructure.

Trois types de carburant pourront désormais être fournis. © Michel Duperrex

Du kérosène à l’aérodrome

Depuis début février, des ouvriers s’activent pour que les pilotes puissent avoir facilement accès à trois types de carburant dans deux mois, dont le précieux JET-A à base de kérosène, précieux pour les avions plus gros et plus modernes. Une première pour l’aérodrome, qui continuera aussi à alimenter ceux disposant d’un moteur à explosion et les plus petits engins avec de l’essence. «Ainsi, cet endroit pourra désormais accueillir des hélicoptères de la Rega, annonce Georges Chevalley. Actuellement, dans la région, ils ne peuvent se ravitailler qu’à Lausanne ou à Neuchâtel.»

En plus de mettre du carburant à disposition des pilotes, l’Air-Club d’Yverdon-les-Bains bénéficiera d’ici un an d’un nouveau hangar rattaché à la zone actuellement en plein chantier. D’une largeur de 26 mètres et d’une longueur de 43 mètres, il pourra abriter une quinzaine d’avions. Le coût total des travaux est estimé à un peu plus d’un million de francs.

Maintenir une harmonie

Georges Chevalley voit l’avenir de l’aérodrome avec sérénité. Plusieurs hangars seront modernisés dans les années à venir. «Il faudra veiller à maintenir le dynamisme des lieux, tout en assurant un équilibre financier et en conservant une harmonie avec les autorités et les riverains.»

Gianluca Agosta