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«Numérobis» prêt à défier d’autres robots

12 avril 2018 | Edition N°2224

Yverdon-les-Bains  –  Deux équipes nord-vaudoises s’affronteront, ce week-end, lors de la 21e Coupe suisse de robotique.

Yann Bussereau et Noémie Bonzon travailleront d’arrache-pied jusqu’à demain pour optimiser leurs robots: “Numérobis” et “Feudartifices”. © Michel Duperrex

De l’ingéniosité, du savoir-faire, une pointe d’astuce, un brin de fair-play et une bonne dose de motivation, telle est la recette du succès du concours de robotique SwissEurobot, qui aura lieu demain et samedi, sur le site du parc technologique et scientifique Y-Parc, à Yverdon-les-Bains. Et les deux équipes régionales de la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) et du Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV) n’en démordent pas: elles sont prêtes à aller jusqu’au bout de la compétition. «On passe presque tout notre temps libre sur ce projet, la nuit comme le jour», révèle Yann Bussereau, étudiant en microtechnique à la HEIG-VD.

Organisée chaque année depuis 1998, la Coupe suisse de robotique sélectionnera les trois meilleures équipes qui participeront ensuite à la finale européenne qui aura lieu lors du week-end de l’Ascension, en France. «Ce championnat réunit plusieurs écoles issues d’une vingtaine de pays ainsi que des clubs actifs dans le milieu entrepreneurial», souligne Pierre Dumusc, professeur spécialisé dans la conception microtechnique, qui soutient les neuf participants de la HEIG-VD.

Des milliers d’heures de travail

Au total, l’équipe de la HEIG-VD a investi plus de 2000 heures de travail pour réaliser deux robots intelligents et autonomes: «Numérobis» (en référence à «Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre») et «Feudartifices».

«Comme chaque année, il y a toujours quelques imprévus, poursuit leur mentor. Hier soir (ndlr: mardi), trois moteurs se sont mis à fumer. On a dû vérifier si tout était bien branché et tester à nouveau les fonctionnalités. Il faut parfois compter plusieurs heures pour trouver certaines erreurs de logiciel. Et nous avons encore pas mal de travail devant nous pour que les deux robots soient opérationnels d’ici à vendredi.»

«C’est un véritable challenge ouvert à tous, renchérit Noémie Bonzon, la seule membre féminine de l’équipe et de sa volée. De plus, c’est une expérience humaine géniale.»

Durant la compétition, Numérobis et Feudartifices livreront un duel sans merci à d’autres robots en évitant toute confrontation directe sur une table en vinyle. Sur le thème «Construire la ville de demain», les appareils devront récolter huit balles en mousse en un temps record et les jeter dans un puits d’eau. Rendez-vous ce week-end pour assister à la finale suisse!

A la recherche d’un nom

De l’autre côté de la ville, quatre apprentis automaticiens du CPNV sont également à pied d’œuvre pour réaliser les dernières finitions des deux robots qu’ils présenteront lors du concours. «Comme toutes les équipes, la Team Auto travaille aussi la nuit afin d’être prête pour les qualifications de vendredi, confie leur enseignant André Lecoultre. Toutefois, l’équipe n’a pas encore attribué de nom à ses deux robots, elle les trouvera à la dernière minute.»

Depuis dix ans, le CPNV encourage ses apprentis à participer au concours. «Nous avons deux apprentis spécialisés dans la mécanique, le développement et la conception du projet et deux autres qui assurent la programmation», poursuit André Lecoultre.

Cette année, les apprentis ont été approchés par l’entreprise Beckhoff, située à Y-Parc, afin de collaborer étroitement avec elle.

Valérie Beauverd