Logo

«Il n’y a rien de mieux que de fêter une ascension»

13 octobre 2017 | Edition N°2101

Hockey – 1re ligue – Formé au club, Aymeric Deschenaux est ravi de retrouver un niveau de jeu que le HC Yverdon avait quitté en 2015.

Aymeric Deschenaux, 21 ans, se sent plus affûté que jamais, en ce début de saison. ©Michel Duperrex

Aymeric Deschenaux, 21 ans, se sent plus affûté que jamais, en ce début de saison.

Si le HC Yverdon s’est incliné 6-5 à Sierre, le week-end dernier, il n’en a pas moins réussi une performance bluffante face au favori du championnat. Aymeric Deschenaux s’est mis dans la lumière en inscrivant son nom à cinq reprises sur la feuille de match (deux buts et trois assists). A 21 ans, le puissant ailier du HCY, formé au club, est l’un des grands gagnants du retour de son équipe en 1re ligue. Rencontre avant le match de ce soir, contre Meyrin.

 

Aymeric, quel match contre Sierre ! L’air du Valais semble bien vous convenir.

C’est vrai que samedi passé, tout me réussissait. Mais c’est toute l’équipe qui a bien joué dès le deuxième tiers. On a même, je crois, jamais réalisé un aussi bon match. Et, ce jour-là, c’est principalement à moi que les choses ont souri.

 

Lors de la relégation (sur le tapis vert en 2015) d’Yverdon en 2e ligue, en tant que jeune revenu à votre club formateur, vous faisiez partie des grands déçus. Qu’en est-il désormais ?

Ce qui est génial, c’est d’avoir pu vivre la promotion. Il n’y a rien de mieux, au hockey, que de fêter une ascension. Encore plus avec le club de mes débuts. Au final, je n’ai pas de regret d’avoir choisi de rester au club, avec mes amis et dans la ville où je vis. Cela dit, sur le coup, la relégation avait été blessante car, sportivement, on avait notre place.

 

Finalement, que retirez-vous des deux saisons passées à l’échelon inférieur ?

Cela m’a certainement permis de gagner du temps de jeu, d’avoir un rôle en vue, même si je commençais à m’établir et à obtenir plus de responsabilités en 1re ligue aussi. Malgré mon âge, en 2e ligue, je me suis retrouvé comme l’un des leaders, la plupart des nouveaux arrivés n’ayant jamais encore évolué à ce niveau.

 

Quels sont les principaux changements, par rapport aux deux dernier championnats, que vous avez constaté dans votre nouvelle ligue ?

Il y a tout simplement de plus de beaux matches, avec plus d’enjeu, je pense. Avec la création de la MSL, la 1re ligue est devenue vraiment serrée, et c’est très intéressant.

 

Cette saison, et c’est une première, vous ne disputez plus le double championnat avec, à la fois, la «une» et les juniors du club. Qu’est-ce que cela change ?

Beaucoup de choses. Même si j’en avais avant, je constate que je prends nettement plus de plaisir. Auparavant, avec deux rencontres chaque week-end, cela faisait trop. Je sens que j’ai bien plus envie de me rendre aux entraînements, car j’ai du temps pour me reposer et décompresser. Et puis, physiquement, je suis bien plus frais. Je me sens mieux sur la glace et j’ai moins de petites douleurs, qui m’ont passablement gêné les années précédentes, et notamment l’hiver passé. Je suis certain que ces blessures étaient principalement dues à la fatigue.

 

Depuis des années, vos êtes indissociable de Jérôme Vioget qui, lui, joue au centre de votre trio…

On évolue ensemble depuis mon retour à Yverdon, en 2012, avec les juniors. Et c’est également le cas avec la première équipe. Non seulement on se comprend parfaitement sur la glace, mais on s’entend super bien également en-dehors. Je crois qu’on se complète, lui est dribbleur et passeur, et moi plutôt rapide et physique. Même si on est jeunes, l’entraîneur attend de nous qu’on fasse la différence.

 

Que peut espérer le HC Yverdon cette saison ?

Si on joue comme on l’a fait durant quarante minutes à Sierre, en bossant tous ensemble, alors on peut viser le top 4. On sait que tous les adversaires sont à notre portée.

 

Ce soir, 20h45 : Yverdon – Meyrin.

Demain, 20h15 : Villars – Vallée de Joux.

Enregistrer

Manuel Gremion